Quatre matchs nuls d’affilée, des choix de coaching qui laissent perplexes, un public qui gronde, et une direction qui « réfléchit » : bienvenue au Stade Rennais. Officiellement, pas de panique. Officieusement, ça sent la poudre.
Contre Auxerre (2-2), Rennes a encore fait du Rennes : un début correct, une égalisation encaissée sur une défense apathique, des remplaçants qui ne changent rien, et un entraîneur qui sort ses meilleurs éléments pour mieux s’enfoncer dans l’anonymat du classement. Beye a osé sortir Blas, son meilleur homme, juste après l’égalisation. Un timing étrange. D’autant qu’il avait déjà fait le coup à Nantes, avec le même résultat.
Depuis la victoire contre Lyon, boostée par une supériorité numérique et un Meité en feu, rien. Les changements de Beye n’ont plus d’impact, ses titulaires ronronnent, et sa gestion du banc est de plus en plus opaque (Cissé resté sur le banc, Meité redevenu invisible, Camara inamovible sans briller…).
Le public du Roazhon Park a grondé dimanche lors du coup de sifflet final. Pêle-mêle, Beye, Pouille et le clan Pinault en ont pris pour leur grade. Et si Franck Haise, en voyage à Rennes le week-end prochain, devait être le fossoyeur d’Arnaud Pouille, l’histoire aurait ce petit côté piquant que l’on aime tant.
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