RC Lens : Retournement de veste de Romain Molina

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Romain Molina aurait-il soudain retrouvé ses lunettes ? Le journaliste d’investigation, souvent prompt à distribuer bons points et tacles appuyés, vient d’opérer un spectaculaire demi-tour à propos du RC Lens, qu’il n’hésitait pas à égratigner sans retenue l’été dernier. À croire que la réussite actuelle du club a eu raison de ses certitudes.

En juillet, au cœur d’un mercato mouvementé et d’une réorganisation interne encore floue, Molina s’était fendu d’un podcast cinglant, où il étrillait la direction artésienne. Au centre de sa cible : Jean-Louis Leca, récemment nommé directeur sportif : « Joseph Oughourlian est un homme très intelligent en affaires, mais beaucoup moins dans ses décisions liées au football. Il a recruté Pierre Dréossi et Diego Lopez, avant de se rendre compte de son erreur un an plus tard. Et maintenant, il confie la direction sportive à Jean-Louis Leca ? Je ne comprends pas comment quelqu’un d’aussi intelligent peut être aussi mal entouré dans le football. »

Mais voilà, quelques mois plus tard, les résultats sont là : le RC Lens trône en tête de la Ligue 1, Pierre Sage fait l’unanimité, et Jean-Louis Leca semble plus utile dans un bureau qu’entre deux poteaux. De quoi inciter Molina à ravaler sa salive.
Déjà en novembre, il amorçait un virage discret sur Facebook, saluant le travail du club et sa capacité à faire travailler les gens en symbiose. Mais dans son dernier podcast, diffusé hier, le revirement est complet. « La force est de constater qu’en tant que directeur sportif, Jean-Louis Leca fait un très bon été », admet-il désormais. Et d’enchaîner : « Il construit très bien l’effectif, il bosse avec le coach, maintenant on parle de foot… et ça marche. » Sic.

Molina reconnaît même, du bout des lèvres, s’être laissé emporter par une analyse trop rapide : « C’est fou quand tu épures le truc, que tu mets des gens plutôt sains… En fait, ça marche. »
Un aveu d’erreur, certes, mais aussi une preuve supplémentaire que dans le football, les certitudes du mois de juillet peuvent fondre comme neige en décembre. Même les journalistes les plus affûtés peuvent se planter, et parfois, il faut savoir le reconnaître. Reste à savoir si la belle mécanique lensoise continuera de faire mentir les sceptiques.

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