RC Lens : quand le frisson de la Ligue des Champions réveille la magie d’Arsenal avant le Sporting

Ce mardi soir, les 38 000 âmes d’un stade Bollaert-Delelis une nouvelle fois à guichets fermés vibreront au son de la mythique musique des étoiles. La réception du Sporting Portugal (18h45) ravive inévitablement les effluves de la glorieuse épopée 2023-2024 du RC Lens.

Une campagne où les Sang et Or, littéralement transcendés par leur public, étaient restés invincibles dans leur forteresse, s’offrant même le scalp du grand Arsenal (2-1) au terme d’une soirée mémorable.

La madeleine de Proust face aux Gunners

La boulette initiale d’Adrien Thomasson, son rachat somptueux quelques minutes plus tard sur une inspiration d’Elye Wahi, le roc Danso irréprochable, les parades extraterrestres de Brice Samba pour maintenir le navire à flot, jusqu’à l’estocade finale portée par Wahi sur un service millimétré d’un Przemyslaw Frankowski omniprésent… Ces images, à consommer sans modération, respirent l’ADN du Racing à l’état pur. Elles rappellent que dans un bon jour, Bollaert a le pouvoir de renverser des montagnes.

De nouveaux héros pour un même esprit

Le paradoxe de ce mardi soir face au Sporting ? Absolument aucun des héros cités lors de cet exploit face aux Londoniens ne figure dans le groupe retenu par Yannick Cahuzac. Une page s’est tournée, mais l’héritage émotionnel de cette rencontre demeure intact dans les mémoires.
Forfait ce soir en raison d’une alerte musculaire, Jonathan Gradit se remémore cette victoire de prestige avec des trémolos dans la voix : « Ça a été vraiment une ambiance extraordinaire, certainement la plus grosse ambiance depuis que je suis au club, et de très loin ». Une ferveur qui doit servir de carburant à la nouvelle génération.
Si jouer à domicile représente « une vraie valeur ajoutée », Yannick Cahuzac sait que le public ne fera pas tout à lui seul. « C’est à nous de mettre les ingrédients qu’il faut dans le match pour amener tout le monde avec nous », prévenait le technicien corse en conférence de presse. Vendredi dernier, face à l’Olympique Lyonnais (2-1), ses hommes ont prouvé qu’ils avaient retrouvé cette recette.

Pour faire chuter l’ogre lisboète, le nouveau chef d’orchestre lensois sait qu’il pourra s’appuyer sur ses aboyeurs actuels. Avec des relais de caractère comme Florian Thauvin et Florian Sotoca pour transmettre la niaque au reste du vestiaire, le RC Lens a toutes les cartes en main pour écrire un nouveau chapitre de sa légende européenne.

[EN VIDÉO CI-DESSOUS] Revivez le résumé exceptionnel de RC Lens – Arsenal (2023-2024)



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