Le RC Lens aime jouer, prendre des risques, imposer son tempo. C’est ce qui fait sa force… mais parfois aussi sa faiblesse. À Monaco, sur la pelouse du Stade Louis-II, cette philosophie offensive a bien failli lui jouer un mauvais tour dès l’entame de match.
À peine deux minutes de jeu et voilà les Sang et Or déjà dans le camp adverse, corner à la clé. Mais au lieu de temporiser ou de sécuriser la situation, les Lensois se font surprendre par un contre supersonique. Aleksandr Golovin, laissé seul au départ de l’action, part à grandes enjambées dans le dos de la défense, pour se présenter seul face à Robin Risser.
Ce genre de situation illustre à merveille la ligne de crête sur laquelle évolue le RC Lens version Pierre Sage : une équipe portée vers l’avant, généreuse dans l’effort, mais parfois un peu trop insouciante. Et si le jeune gardien lensois n’avait pas parfaitement négocié ce duel crucial, le match aurait sans doute pris une tournure bien différente.
C’est sur ce genre de détails que le coach devra encore affiner les réglages. Car si le collectif artésien impressionne par sa maîtrise et sa capacité à étouffer l’adversaire, il faudra parfois savoir lever le pied, sécuriser l’arrière-garde, et éviter de se mettre en danger inutilement. L’équilibre est à ce prix, surtout lorsqu’on vise le très haut du tableau.
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