Avant la réception du Havre à Bollaert, Mamadou Sangaré s’est livré en conférence de presse sur son parcours atypique, fait de multiples prêts et de rebondissements loin des projecteurs.
Aujourd’hui bien installé dans l’effectif lensois, le milieu de terrain malien n’a pas oublié ceux qui ont compté dans son ascension, et notamment un entraîneur en particulier, qu’il considère comme un tournant dans sa jeune carrière.
Un parcours en zigzag, pas en ligne droite
Depuis son arrivée en Europe via le Red Bull Salzbourg en 2020, Mamadou Sangaré a enchaîné les clubs comme d’autres collectionnent les maillots : FC Liefering, Grazer AK, Zulte Waregem, TSV Hartberg, puis le Rapid Vienne avant de poser ses valises à Lens. Un parcours en apparence instable, mais que le joueur assume pleinement.
« Quand on enchaîne des prêts, ce sont des moments où l’on apprend beaucoup. Chaque passage m’a permis de progresser, de m’adapter, de découvrir de nouvelles choses. »
Mais parmi cette série de destinations, un nom ressort nettement : celui de Markus Schopp, qu’il a côtoyé au TSV Hartberg, en Autriche.
Markus Schopp, un mentor décisif
Sangaré n’hésite pas à parler de déclencheur, évoquant un moment charnière de sa carrière : « Quand j’étais à mon deuxième prêt, à Hartberg, mon coach Markus Schopp m’a pris à part. Il m’a parlé franchement. Il m’a dit qu’il voyait en moi un gros potentiel, qu’il savait que je pouvais faire certaines choses que je ne faisais pas encore. »
Ce tête-à-tête, loin du terrain, a laissé une trace durable.
« Je pense que c’est l’un des meilleurs coachs que j’ai eus. Il m’a aidé à débloquer ces petites choses qui me freinaient dans mon jeu. Grâce à lui, j’ai franchi un cap. »
Un écho rare, sincère, dans le football moderne, où les passages éclair n’offrent pas toujours la place à l’humain. Chez Schopp, Sangaré a trouvé de l’écoute, de la confiance, et un cadre pour libérer son football.
Aujourd’hui, à 21 ans, Mamadou Sangaré apporte au RC Lens une énergie, une percussion et un volume de jeu qui n’ont pas échappé à Pierre Sage. Mais c’est surtout sa maturité tactique et mentale qui surprend, au regard de son âge. Un bagage patiemment construit dans les coulisses de clubs souvent secondaires, mais fondamentaux pour sa progression.
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