La lune de miel entre Matthieu Udol et le RC Lens pourrait-elle s’achever plus tôt que prévu ? Après un exercice précédent étincelant, bouclé avec un bilan de trois buts et dix passes décisives en quarante apparitions, le piston gauche s’est imposé comme l’une des références absolues à son poste en Ligue 1.
Une réussite éclatante qui valide avec force l’insistance de Pierre Sage, l’ancien technicien artésien, qui en avait fait l’une de ses priorités de recrutement. Mais derrière cette idylle sportive se cache une réalité contractuelle qui pourrait bien donner des sueurs froides à la direction lensoise à l’issue de la saison en cours.
Une fidélité conditionnée par les frissons de la C1
Fort de son rayonnement, l’ancien Messin a logiquement attiré les convoitises cet été. Le board Sang et Or a immédiatement sorti les barbelés, fermant la porte à toute négociation. Un veto accueilli avec une grande sérénité par le joueur, qui confie dans les colonnes de L’Équipe vivre ces sollicitations comme « l’accomplissement d’années de travail », lui donnant envie de « pousser encore le curseur le plus haut possible, avec Lens ».
S’il n’avait aucune intention de forcer son départ, conscient qu’une campagne de Ligue des Champions l’attendait dans un environnement où il s’épanouit pleinement, le défenseur laisse tout de même poindre une ambition très claire. « Si une grosse équipe qui joue la C1 chaque année était venue avec une proposition exceptionnelle, peut-être que ça m’aurait fait réfléchir », avoue-t-il, avant de nuancer qu’il était « hors de question » de passer à côté de l’aventure européenne avec le Racing.
Le spectre de la dernière année de contrat
Le véritable compte à rebours est pourtant lancé. Sous contrat jusqu’en juin 2028, Matthieu Udol (qui fêtera ses 31 ans en mars prochain) entrera l’été prochain dans la très redoutée « zone charnière ». À un an de l’échéance de son bail, l’heure des grands choix sonnera inévitablement pour ses représentants et le club.
Pour le RC Lens et son directeur sportif Jean-Louis Leca, la doctrine est inflexible : il n’est plus question de laisser filer gratuitement un cadre du vestiaire, afin d’éviter de reproduire les récents fiascos financiers liés aux départs libres de Malang Sarr, Adrien Thomasson ou Wesley Saïd. Si Udol maintient son standard de performance en Ligue 1 et brille sous les projecteurs de la Coupe d’Europe, sa cote sur le marché deviendra difficile à ignorer. Le danger sera d’autant plus grand si Zinédine Zidane, toujours attentif aux profils explosifs, décidait de le tester sur le flanc gauche de l’Équipe de France.
À moins que la direction artésienne ne dégaine une offre de prolongation d’ici quelques mois pour le verrouiller définitivement, nous serions bien inspirés de savourer chaque déboulé et chaque centre de notre piston.
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