RC Lens : Jean-Louis Leca garde les pieds sur terre malgré les sommets

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Il a troqué ses gants pour une cravate, mais Jean-Louis Leca reste fidèle à lui-même : direct, engagé, et toujours habité par l’âme du RC Lens. L’ancien gardien emblématique s’est brièvement confié au Journal du Dimanche, entre deux avions. Et si les Sang et Or survolent la Ligue 1 à la trêve et poursuivent leur route en Coupe de France, pas question pour lui de se laisser griser.

« Ce n’est que le début », répète-t-il comme un mantra. Derrière l’humilité du discours, on sent pourtant une vraie satisfaction sur le chemin parcouru. « Dès le stage d’avant-saison, on a senti qu’on retrouvait un groupe. Des joueurs qui savaient où ils mettaient les pieds », glisse-t-il, visiblement convaincu que l’ADN lensois (solidarité, travail, abnégation) a été au cœur du redressement. Et si les résultats dépassent les attentes, ce n’est pas un hasard. Jean-Louis Leca cite notamment le match nul héroïque à Rennes, joué à dix pendant 90 minutes, comme symbole de l’état d’esprit retrouvé.

Mais au moment d’évoquer la suite, et notamment un possible trophée en fin de saison, le Corse se montre plus mesuré. « On s’est donné trois ans. Là, six mois, ce n’est rien », rappelle-t-il, histoire de calmer les esprits qui s’emballeraient un peu trop vite. Le club avance vite, peut-être même plus vite que prévu, mais le directeur sportif veut garder l’équipe ancrée dans le réel. « Il y aura des coups durs, c’est certain. Ce sera à nous de rester soudés, de garder notre ligne et de continuer à charbonner. »

Pas de fanfaronnade, pas de déclaration tapageuse. Le RC Lens version Leca avance à la force du collectif, le regard fixé sur la route, pas sur le rétroviseur. Un club qui travaille plus qu’il ne rêve. Et c’est peut-être pour ça que le rêve devient peu à peu réalité.

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