RC Lens, fossoyeur de Ligue 1 : Stéphane Gilli doit-il s’inquiéter ?

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Il y a des clubs qui construisent, d’autres qui séduisent…  le RC Lens fait tout cela, avec une vocation inattendue : enterrer des entraîneurs à la chaîne. Un talent noir, presque artistique, dont les présidents de Ligue 1 se passeraient volontiers.

Le bilan est digne d’un polar :
– 14 décembre, Nice s’incline 2–0 à Bollaert. Quinze jours plus tard, Franck Haise est remercié par l’OGC Nice.
– 6 décembre, Nantes tombe 2–1 face à Lens. Le 10, Luis Castro est débarqué du FC Nantes.
– 7 février, Rennes sombre 3–1 à Bollaert. Le 9, Habib Beye reçoit la facture : une lettre de licenciement estampillée Stade Rennais.
Trois matches, trois victimes. À ce rythme, les présidents devraient peut-être songer à inscrire “match contre Lens” dans la catégorie risques professionnels.

Prochain sur la liste : Stéphane Gilli ?

Samedi, les Sang et Or croiseront le Paris FC, mené par Stéphane Gilli. Et là, bonne nouvelle : le coach parisien ne semble pas (trop) en danger. Enfin… en théorie.
Car en janvier encore, l’ancien adjoint marchait sur un fil. Certains en interne jugeaient déjà que le costume d’entraîneur était trop grand, surtout avec Red Bull et l’ombre XXL de Jürgen Klopp qui planait au-dessus du club. Mais Gilli a survécu à cette tempête-là. Pour combien de temps ? Mystère.
Officiellement, il n’a “jamais été menacé”. C’est Antoine Arnault qui le disait début décembre. Traduction dans le jargon du foot : “Il est menacé, mais on ne peut pas le dire”. Les discours rassurants des dirigeants servent surtout à rappeler qu’un coach est tranquille… jusqu’au prochain mauvais résultat.

Une accalmie, ou le calme avant la tempête ?

Pourtant, Gilli a retourné la situation :
– Qualification au Parc en Coupe de France face au PSG,
– Victoire à Nantes,
– Nul sérieux contre l’OM,
– Seul accroc contre Angers (0–0),
– Et un dernier nul à Auxerre qui a calmé tout le monde.
Le Paris FC respire : huit points d’avance sur le barragiste, un vestiaire qui suit, et une dynamique redevenue correcte. Bref, pas vraiment un club au bord du gouffre.

Mais voilà : Lens arrive.

Et quand Lens arrive, ces derniers mois, les entraîneurs perdent leur poste plus vite que les ballons perdus au milieu de terrain. Alors, Stéphane Gilli peut-il dormir tranquille ? Probablement.
Mais les superstitieux lui conseilleront quand même de laisser ses valises entrouvertes… on ne sait jamais avec ce RC Lens-là 🙂

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