RC Lens – Feignies-Aulnoye : Saud Abdulhamid a saisi l’occasion

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Longtemps cantonné à un rôle de doublure anonyme, Saud Abdulhamid a profité du 32e de finale de Coupe de France face à Feignies-Aulnoye (3-1) pour enfin marquer des points. Le piston droit saoudien, prêté pour un an par l’AS Rome avec option d’achat, s’est montré décisif, impliqué sur les deux premiers buts lensois. Une prestation qui pourrait rebattre les cartes… à condition qu’il confirme face à un adversaire de Ligue 1.

Jusque-là, son apport restait flou. Premier joueur saoudien à évoluer en Ligue 1, Saud Abdulhamid n’avait joué que 207 minutes cette saison. Barré par Ruben Aguilar, il avait connu une première titularisation très compliquée à Metz, ponctuée par une faute grossière à l’origine d’un penalty.
Mais hier soir, dans un RC Lens largement remanié (huit changements dans le onze de départ), il a profité pleinement de la fenêtre offerte par Pierre Sage. Disponible dans son couloir, percutant dans ses courses, l’international saoudien a d’abord adressé un centre précis pour Rayan Fofana, auteur de l’ouverture du score (17e). Juste avant la pause, il a doublé la mise d’une frappe sèche du gauche à l’entrée de la surface (45e+1), signant son premier but sous les couleurs sang et or.
Son activité s’est prolongée en seconde période, avec une implication sur l’action amenant le penalty obtenu par Morgan Guilavogui. Une performance pleine, saluée sur les réseaux sociaux en Arabie saoudite, mais aussi analysée avec plus de prudence en interne.

Car si cette prestation a eu le mérite d’exister, elle intervient face à un adversaire évoluant en National 2, et ne saurait, à elle seule, justifier un investissement durable. L’AS Rome ayant inclus une option d’achat dans le prêt d’Abdulhamid, le RC Lens devra prochainement trancher : poursuivre l’aventure avec un joueur jusque-là très peu utilisé, ou refermer doucement le dossier.
« On a eu du mal à coordonner les positions intérieures et extérieures, même si on l’a plutôt bien fait en fin de première mi-temps côté droit », relevait Pierre Sage à la pause. Une allusion limpide à la relation entre Abdulhamid et Guilavogui, qui a souvent fait la différence dans ce couloir.

À lui désormais de prouver que ce match n’était pas qu’un feu de paille. Car en Ligue 1, l’indulgence est plus rare, et le couloir droit lensois n’attend personne.

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