Parti gratuitement en Turquie : pourquoi le RC Lens a préféré dire stop !

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Certains retours aux sources ont un goût d’inachevé, et celui-ci laissera un sentiment d’incompréhension polie du côté de La Gaillette. Prêté en Artois lors de la seconde partie de saison dernière pour apporter de l’expérience, Arthur Masuaku n’aura jamais réussi à rallumer la flamme. Libéré gratuitement par Sunderland cet été, l’arrière gauche de 32 ans vient de s’engager officiellement pour deux saisons avec les Turcs de Konyaspor.
Un départ sans indemnité de transfert qui pose forcément question au premier abord. À ce prix-là, zéro euro, le RC Lens, qui cherche encore des profils capables de tonifier son couloir gauche, aurait très bien pu tenter de le conserver dans son effectif. Mais le board artésien a tranché net : la porte est restée désespérément fermée.

Six petits matchs et puis s’en va

Il faut dire que le bilan comptable du Congolais dans le Pas-de-Calais frôle l’anonymat complet. Formé au club entre 2003 et 2008 avant de faire le bonheur de Valenciennes, West Ham ou Besiktas, Arthur Masuaku n’a jamais su s’imposer dans le système de Pierre Sage. Totalement étouffé par la concurrence féroce d’un Matthieu Udol étincelant sur le poste de piston et de Malang Sarr en défense centrale gauche, le natif de Lille s’est contenté de miettes : six petites apparitions toutes compétitions confondues, pour un temps de jeu famélique de 238 minutes.
Pourtant, le garçon sortait d’une Coupe du Monde héroïque cet été avec la RD Congo. Mais en Artois, ses rares entrées en jeu n’ont jamais marqué les esprits. Pour Jean-Louis Leca et la cellule de recrutement, ce prêt raté représente l’une des rares fausses notes de la campagne 2025-2026. La direction artésienne a jugé le test insuffisamment concluant pour prolonger l’aventure, préférant libérer de la masse salariale plutôt que de céder à la tentation de la facilité.

La Turquie comme terrain de relance

Conscient qu’il n’avait plus aucun avenir chez les Black Cats à son retour de prêt, le défenseur formé à Lens a préféré plier bagage pour la Süper Lig, un championnat qu’il connaît sur le bout des doigts après trois saisons pleines passées sous les couleurs de Besiktas. À Konyaspor (9e du dernier exercice), il retrouvera son compatriote Jackson Muleka et un temps de jeu pour finir sa carrière dignement.
Pour le RC Lens, la quête du piston idéal pour aider Udol sur le flanc gauche se poursuit activement sur le marché. Quant à Masuaku, il rejoint la liste des anciens lensois dont le second passage laissera un brin de nostalgie, mais surtout le regret d’un rdv manqué au plus haut niveau.

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