Rien ne va plus à Nice. Défait pour la sixième fois consécutive en championnat après le 3-1 encaissé à Lorient, le Gym a replongé dans une crise sportive et émotionnelle d’une rare intensité. Dimanche soir, à leur retour sur la Côte d’Azur, les joueurs ont été accueillis par près de 400 supporters venus exprimer leur colère, un « comité d’accueil » qui a rapidement tourné à l’empoignade.
Dans une atmosphère saturée de fumigènes, les premiers échanges se voulaient verbaux, mais la situation a dégénéré. Plusieurs joueurs ont été pris à partie physiquement : insultes, crachats, bousculades, coups. Jeremie Boga et Terem Moffi ont été les cibles principales. L’Ivoirien, déjà critiqué pour son manque d’investissement supposé, a reçu au moins une dizaine de coups, dont certains au visage et à l’entrejambe. Moffi a subi le même traitement, tiré par les cheveux puis frappé alors qu’il tentait de s’extirper de la mêlée.
À l’extérieur, quelques cadres, Melvin Bard, Sofiane Diop, Yéhvann Diouf ou Morgan Sanson, tentaient encore de dialoguer pour calmer la foule, tandis qu’en coulisses, la sécurité semblait dépassée. Même le directeur sportif, Florian Maurice, a été pris à partie et frappé. Plusieurs joueurs, traumatisés, sont restés longtemps prostrés dans le car, avant de rejoindre un centre d’entraînement où ils ne se sentaient pas davantage en sécurité.
Franck Haise, lui, a été épargné. Mieux : l’entraîneur a été applaudi et longuement écouté par une partie des supporters, qui n’attendent plus qu’un signe de révolte de leur équipe. Mais Haise n’a pu masquer sa fatigue : « J’ai peut-être plus besoin de repos que vous », aurait-il glissé à ses joueurs dans les couloirs du Moustoir.
Au lendemain des incidents, le vestiaire est meurtri. Certains joueurs ont regretté de ne pas avoir reçu un seul appel de la direction pour prendre de leurs nouvelles. Le président Bocquet a prévu une rencontre avec les ultras, mais la fracture semble profonde.
À moins de dix jours du déplacement à Lens, l’OGC Nice va arriver dans un état de tension inédit : classement en berne, joueurs secoués physiquement et moralement, lien rompu avec une partie du public, et un staff qui tente tant bien que mal de maintenir l’équipe à flot. Nice reçoit Angers ce week-end avant le déplacement à Lens le 14 décembre.
Le choc à Bollaert s’annonce déjà sous haute tension, et vu le niveau d’énervement des Ultras Niçois, on aimerait qu’ils ne soient pas conviés à la fête… car il y a déjà eu des tensions et des incidents sérieux entre supporters des deux clubs, au point que les autorités classent désormais ce déplacement parmi ceux à surveiller de près.
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