En fin de contrat en juin, Florian Sotoca intrigue. À 34 ans, l’attaquant du RC Lens aurait sans difficulté de quoi séduire encore plusieurs clubs de Ligue 1.
Pourtant, il a choisi l’option la plus rare dans le football moderne : attendre. Rester à Lens jusqu’au terme de la saison, sans agitation ni déclaration, alors même qu’il pourra s’engager librement où il le souhaite dans quelques mois.
Calcul assumé ou simple fidélité ? Partir libre ouvrirait forcément des portes en juin. Certains murmurent aussi l’hypothèse d’une reconversion interne, dans la lignée de Yannick Cahuzac ou Jean-Louis Leca. À ce stade, rien n’est acté. Le dossier Florian Sotoca est en pause, et aucune décision n’aurait été prise, ni par le joueur ni par le club.
Sur le terrain, la situation pourrait nourrir une frustration légitime. Sotoca, qui aurait refusé Nantes il y a quelques seemaines, joue très peu. Mais son poids dépasse aujourd’hui largement la feuille de match. Pierre Sage l’a rappelé dans L’Équipe, en louant l’attitude d’un joueur qui ne joue pas. Un paradoxe assumé, tant le Narbonnais reste l’un des meilleurs buteurs de l’histoire récente du club, avec 40 réalisations depuis 2019, artisan de la remontée en Ligue 1 et de la qualification en Ligue des champions.
Aujourd’hui, le rôle a changé. « Il est notre 12e, parfois notre 13e homme », assume Pierre Sage, sans détour. Mais ce déclassement apparent n’a rien entamé l’implication du capitaine. « Malgré ça, c’est le premier à porter le groupe à bout de bras », insiste l’entraîneur, soulignant son rôle dans le vestiaire, même lorsqu’il ne figure pas dans le onze de départ. Une présence qui, selon lui, place Lens « en supériorité numérique par rapport à nos adversaires », tant l’impact mental et collectif est réel.
Le coach révèle aussi qu’aucune explication particulière n’a été nécessaire. « Il n’y a pas eu besoin de lui expliquer la situation. Il a suffisamment de recul pour comprendre. » L’ego aurait pu entrer en jeu, mais la réaction a été exemplaire. « Très honnêtement, c’est un modèle de réaction », tranche le coach, allant jusqu’à admettre que « moi, je m’en voudrais beaucoup plus qu’il ne m’en veut ».
C’est sans doute là que réside le vrai mystère Sotoca. Pas dans son avenir contractuel, encore flou, mais dans sa capacité à rester indispensable sans être central. À Lens, il n’est plus toujours sur le terrain, mais il continue d’être partout ailleurs. Et parfois, dans une saison qui file vite, c’est exactement ce qui fait la différence.
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