Mercato : Le RC Lens est passé à côté d’une grossière erreur de recrutement l’été dernier

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Il y a des échecs qui coûtent cher… et d’autres qui vous sauvent la saison. Dans le cas du RC Lens, l’histoire Yehvann Diouf appartient clairement à la seconde catégorie.

Juin 2025, les Sang et Or étaient en pole position pour attirer Yehvann Diouf, alors au Stade de Reims. Le RC Lens négociait un prêt avec option d’achat, Diouf était séduit, Reims ouvrait la porte. Et puis tout s’est emballé : OGC Nice, porté par Franck Haise, a débarqué avec 6,5 M€ + bonus, un salaire doublé… et la certitude affichée de tenir là son futur cadre de vestiaire. Lens, trop raisonnable financièrement, a lâché l’affaire.
À La Gaillette, on parlait alors d’occasion manquée. Quelques mois plus tard, c’est devenu une bénédiction.
Vainqueur de la CAN 2025 avec le Sénégal, Diouf est revenu en Côte d’Azur avec un statut renforcé. Un statut qui n’a pas survécu longtemps à l’arrivée de Claude Puel. En quelques semaines, la hiérarchie a été retournée comme une crêpe : Maxime Dupé numéro un, Diouf relégué numéro deux, parfois même numéro trois dans les faits.
Les chiffres de sa saison parlent d’eux-mêmes : 25 matchs, 48 buts encaissés, seulement 2 clean sheets, et plus aucune apparition en Ligue 1 depuis la 19e journée.

Son dernier match en championnat remonte… au 14 décembre 2025, face à Lens. Autant dire une éternité pour un gardien censé être un cadre. Même en équipe nationale, la situation se crispe : la Coupe du monde approche, la concurrence est féroce, et Pape Thiaw n’a aucune raison d’accorder un passe-droit. Nice pensait recruter un leader. Il a recruté une impasse sportive.
Ironie du mercato : le plan B de Lens, Robin Risser, s’est révélé… un plan royal. Recruté pour environ 3 M€, déjà blessé au moment de signer, il n’avait rien du gardien “waouh”. Mais sur le terrain, le contraste avec Diouf est spectaculaire.
Risser en 2025-2026, c’est : des performances propres, régulières, une sérénité rare pour un gardien de 21 ans, une intégration parfaite dans le projet de Pierre Sage, une montée en puissance telle qu’il tape désormais à la porte des Bleus.

Quand Nice se débat avec un gardien en plein doute, Lens s’appuie sur l’un des meilleurs coups du mercato français. Le fameux bilan qu’on fait “à la fin du bal”, comme disait Franck Haise ? Il est sans appel.
Le mercato est un jeu où l’on croit choisir… mais où l’on est souvent choisi. En l’occurrence, le RC Lens a perdu Diouf, mais a gagné Risser. Et rétrospectivement, personne à Bollaert ne voudrait que les choses se soient passées autrement.
Certains flops coûtent cher. Celui-là, Lens l’a laissé filer à Nice. Et c’est probablement une des meilleures décisions que le club ait prise l’été dernier.

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