Mercato : Après Agbonifo, le RC Lens pourrait également récupérer Koyalipou

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Luis Castro débarque à Levante : c’est une nouvelle tête sur le banc… mais pas un nouveau contrat automatique pour Goduine Koyalipou.

Prêté par le RC Lens avec option d’achat, l’attaquant n’a pour l’instant pas vraiment transformé l’essai. Après 16 journées, son bilan reste maigre : une présence intermittente, essentiellement en bouts de match, et un seul but en championnat. Un rendement trop léger pour imaginer, aujourd’hui, Levante cocher la case “on lève l’option” sans hésiter. Oui, Goduine Koyalipou a une circonstance atténuante, sa blessure à la cheville en août qui a plombé sa préparation et son démarrage, mais en Liga, les excuses tiennent rarement plus longtemps que le temps additionnel.
Le changement d’entraîneur rebat pourtant les cartes. À peine arrivé, Luis Castro installe un nouveau cadre et remet tout le monde en concurrence. Et c’est là que le dossier Koyalipou devient intéressant : il va devoir se vendre à nouveau, non plus seulement au club, mais à un coach qui n’a aucun passif avec lui. Sous Castro, il repart de zéro, avec une promesse autant qu’une menace : une place peut se gagner vite… mais elle se perd encore plus vite. Si le Portugais veut relancer Levante avec une dynamique plus ambitieuse, il cherchera des joueurs capables d’apporter tout de suite, intensité, courses, efficacité. Exactement ce que l’international centrafricain doit encore démontrer avec régularité.

En coulisses, l’opération est claire : un prêt payant (500 000 €) assorti d’une option d’achat estimée entre 3 et 5 M€ selon les sources, et qui pourrait devenir obligatoire sous conditions, notamment en cas de maintien en Liga. Problème : Levante est lanterne rouge, avec seulement deux victoires après 16 matchs. Dans ce contexte, la question n’est pas seulement “Koyalipou mérite-t-il d’être acheté ?”, mais d’abord “Levante sera-t-il encore en Liga pour se poser la question ?”.
En résumé, l’arrivée de Luis Castro ne suffit pas à garantir l’avenir de Koyalipou en Espagne. Elle lui offre surtout un dernier luxe : une page blanche. À lui d’y écrire autre chose qu’un statut de joker qu’on sort quand on n’a plus d’idées. S’il veut rester en Liga, ce ne sera pas au mérite du prêt, ni à la faveur d’une option : ce sera sur le terrain, sous le regard d’un nouvel entraîneur, et avec des buts comme argument principal.

En plus de Jérémy Agbonifo, le RC Lens n’est donc pas à l’abri de récupérer aussi Goduine Koyalipou en juin. Si Levante ne se maintient pas, l’option d’achat pourrait rester au placard. Et Lens devra alors trancher : relance en interne, nouveau prêt… ou exit. Une chose est sûre : les dossiers ne sont pas réglés, en Suisse et en Espagne, il sont juste en suspens.

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