Censé ramener l’Olympique Lyonnais sur le devant de la scène européenne, Loïs Openda a cristallisé les espoirs rhodaniens. Mais l’élimination face à Fenerbahçe (2-1) et la relégation en Ligue Europa soulèvent déjà de lourdes interrogations. Brouillon sur le terrain et pesant lourd sur des finances exsangues, l’ancien buteur lensois est-il vraiment le grand coup espéré par les Gones ? En Artois, certains se disent déjà que l’on a peut-être échappé au pire.
L’Olympique Lyonnais a dit adieu à ses rêves de Ligue des Champions. Éliminés mercredi soir dans l’enfer turc de Fenerbahçe, les Gones devront se contenter de la Ligue Europa. Un véritable coup de massue sportif, mais surtout le révélateur d’un malaise offensif incarné par une recrue phare : Loïs Openda.
Buteur au match aller, l’international belge portait sur ses épaules la lourde responsabilité de guider l’attaque lyonnaise. Au sortir d’une saison fantomatique à la Juventus Turin, l’attaquant cherchait une terre de relance. Mais sa prestation sur les rives du Bosphore a laissé un goût de trop peu.
Beaucoup d’activité, un cruel manque de lucidité
Crédité d’un sévère « 3 » dans les colonnes de L’Équipe, le match d’Openda symbolise ses immenses difficultés actuelles. Si personne ne peut lui reprocher son investissement, notamment son pressing asphyxiant dès la 6e minute a fait perdre les pédales à la défense turque, son efficacité dans la zone de vérité a été catastrophique.
Déconnecté de ses partenaires dans l’axe, il a manqué de justesse technique à chaque moment clé comme à la 50e minute où il rate une occasion en or de la tête sur un centre de Fofana.
64e minute : Il pense enfin égaliser, mais son but est logiquement refusé pour une position de hors-jeu de quelques centimètres.
Bilan : Un carton jaune pour frustration, deux petits dribbles réussis et un isolement tactique frappant, malgré une belle offrande non convertie vers Tessmann (34e).
Faut-il déjà s’inquiéter ?
Le passif du joueur appelle à la prudence. Si sa mayonnaise n’a jamais pris à la Juventus, rappelons qu’il lui avait également fallu un certain temps d’adaptation lors de son arrivée au RC Lens avant de tout écraser.
En coulisses, cette entame ratée fait doucement sourire ceux qui auraient aimé le voir revenir à la Gaillette. Cet été, le RC Lens s’était sérieusement penché sur l’idée d’un retour de son ancien prodige. Mais face au salaire pharaonique exigé par le Belge après son passage à la Juve, la direction lensoise avait dû jeter l’éponge.
Panique à la direction financière de l’OL
Car à Lyon, l’équation économique vire au cauchemar. La non-qualification en Ligue des Champions prive instantanément le club d’un chèque minimum de 23 millions d’euros, sans compter les revenus colossaux liés à la billetterie et au marketing que n’offrira jamais la Ligue Europa.
Pour le directeur financier de l’OL, la pression est maximale. Le plan de redressement validé par la DNCG et les contraintes du fair-play financier imposaient déjà de vendre pour 25 M€ supplémentaires. Si le transfert d’Afonso Moreira au Bayer Leverkusen (32 M€) a donné un peu d’air, le trou béant laissé par cette élimination oblige le club à sacrifier d’autres cartouches d’ici la fin du mercato :
Le milieu offensif Pavel Sulc et le défenseur Ruben Kluivert sont poussés vers la sortie. Pire encore, le jeune Malick Fofana (unique buteur lyonnais hier soir), qui souhaitait rester pour disputer la C1, pourrait finalement être vendu à contrecœur pour renflouer les caisses.
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