Chaque semaine, nous braquerons le projecteur sur un match impliquant l’un des concurrents directs du RC Lens dans la course à l’Europe, tant que cet objectif reste d’actualité pour les Sang et Or cette saison. Pour cette première édition, direction le Stade Pierre-Mauroy, où le LOSC et le PSG se sont livrés hier soir à un scénario complètement fou, achevé sur un score de parité (2-2) que les Nordistes ont toutes les raisons de trouver indigeste.
Deux buts d’avance, zéro seconde de marge
Lille avait pourtant fait le plus dur. Portés par une première période aboutie et une seconde manche disputée avec les tripes, les Dogues ont longtemps dominé leur sujet face au champion de France, sans jamais vraiment trembler. Haraldsson a d’abord fait exploser Pierre-Mauroy d’une frappe splendide (21e), avant que Dilane Bakwa, tout juste entré en jeu, ne double la mise sur un tir enroulé en lucarne. À dix minutes de la fin, Lille menait 2-0 face à un PSG méconnaissable, et le stade sentait déjà la victoire de prestige.
Mais le club de la capitale a, une nouvelle fois cette saison, montré cette capacité à ne jamais s’avouer vaincu. Vitinha a d’abord réduit l’écart dès l’entame du temps additionnel (90e+1), avant que Marquinhos ne surgisse d’un coup de tête ravageur à la 90e+5 pour arracher l’égalisation et climatiser Pierre-Mauroy. Une remontée à l’identique de celle déjà réalisée par les Parisiens le week-end précédent à Rennes, où ils avaient également comblé un déficit de deux buts.
La polémique du temps additionnel
Reste que la gestion du temps de jeu par l’arbitre central Éric Wattellier a fait grincer des dents du côté lillois. Seulement trois minutes avaient été initialement annoncées à l’issue du temps réglementaire ; le coup de sifflet final n’est finalement intervenu que bien après, sous une bronca nourrie du stade Pierre-Mauroy. Une gestion du temps additionnel qui a mis plusieurs cadres lillois hors d’eux.
Capitaine du LOSC, Benjamin André n’a pas mâché ses mots au micro de Ligue 1+ : « Ils viennent nous faire leur blabla avant la saison, on discute, et encore une fois je peux comprendre qu’ils veuillent rajouter 30 secondes, 40 secondes. Mais les 15 secondes de trop à la fin, c’est ce qui fait basculer le match. Cette dernière minute, c’est ce qui nous tue. »
Un coup de gueule à prendre avec des pincettes, tant le capitaine lillois doit lui-même beaucoup à la mansuétude du corps arbitral ce soir-là : averti dès la 52e minute, il a multiplié par la suite les fautes et les gestes limites qui auraient pu, sur un arbitrage plus cohérent, lui valoir un second carton. Quant au président lillois Olivier Létang, fidèle à ses habitudes, il n’a pas manqué de lâcher un « c’est un scandale » retentissant en regagnant les vestiaires.
Une occasion à saisir pour le RC Lens
Ce résultat place provisoirement Lille en tête du championnat, avec un point d’avance sur la meute, avant le reste des rencontres de cette deuxième journée. Une aubaine pour le RC Lens, qui se déplace cet après-midi en Alsace : une victoire à Strasbourg permettrait aux Sang et Or de creuser un peu l’écart avec ces deux concurrents.
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