Ismaëlo Ganiou aurait pu céder aux sirènes des nombreuses écuries venues toquer à la porte de La Gaillette cet été. Le jeune défenseur de 21 ans, révélation de la saison passée en profitant habilement des pépins physiques de Jonathan Gradit et Samson Baidoo, a pourtant fait le choix fort de s’inscrire dans la durée en prolongeant son bail jusqu’en juin 2030. Présent hier en conférence de presse, le pur produit de la formation artésienne est revenu avec une grande lucidité sur cette intersaison agitée et sur les fondements de sa décision.
Le devoir de confirmation envers le club formateur
Loin de s’enflammer après une éclosion express, le défenseur aborde ce nouvel exercice avec une maturité désarmante. S’il reconnaît que le récent marché des transferts a été particulièrement « mouvementé » et logiquement jalonné de « beaucoup de sollicitations », son plan de carrière semblait déjà tout tracé. Pour le roc défensif, il était absolument indispensable de rester car il avait « encore une histoire à écrire » dans le Pas-de-Calais. Désireux de prouver que sa demi-saison de haute volée n’était en rien « le fruit du hasard », Ganiou perçoit cette prolongation comme un devoir de confirmation. C’est avant tout une volonté de s’inscrire dans la durée au plus haut niveau, mais aussi une belle « manière de remercier » l’institution lensoise pour la confiance accordée depuis ses débuts.
Un nouveau statut de patron à assumer
Cette fidélité s’accompagne inévitablement d’une montée en puissance au sein du vestiaire de Dino Toppmöller. Désormais perçu comme l’un des véritables tauliers de l’arrière-garde Sang et Or, l’intéressé assure que cette nouvelle étiquette n’est en aucun cas « un poids en plus » sur ses épaules. Bien qu’il concède que cette stature n’est pas encore totalement innée, il estime posséder le « leadership » nécessaire pour guider ses partenaires. Une évolution qu’il cultive au quotidien, en s’efforçant de peser sur le groupe « que ce soit dans le jeu ou dans les paroles ».
Un coup de maître stratégique pour la direction
Du côté du board lensois, ce contrat longue durée résonne comme une véritable victoire politique et financière. En blindant l’un de ses plus flamboyants potentiels, le club s’assure de protéger drastiquement sa valeur marchande avant une inévitable envolée l’été prochain. Une précaution vitale : si Ismaëlo Ganiou confirme son immense talent cette saison face aux rugueux attaquants de Ligue 1 et sous les projecteurs impitoyables de la Ligue des Champions, il sera sans doute extrêmement difficile, voire impossible, de le retenir l’été prochain. D’un autre côté et selon ce scénario, avec sa seule vente, le RC Lens pourra sécuriser son mercato estival 2027.
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