Le ciel artésien semble s’être durablement assombri au-dessus de La Gaillette. Depuis l’entame de cet exercice, une véritable malédiction frappe le secteur défensif du RC Lens. Entre graves blessures, pépins physiques récurrents et suspensions, l’accumulation des coups du sort oblige l’encadrement technique à composer avec des moyens de fortune. Une hécatombe qui met d’ores et déjà à rude épreuve la profondeur de banc et la dynamique de la saison.
Le chemin de croix des cadres de l’arrière-garde
Le scénario catastrophe a pris racine dès la préparation estivale avec la rechute de Samson Baidoo. Éloigné des pelouses pour de longues semaines, le défenseur autrichien n’est espéré sur les terrains qu’en novembre, à date sans garantie. Une indisponibilité telle qu’il risque d’endosser le costume de première recrue du mercato hivernal à son retour. À cette défection majeure s’est tragiquement greffée la rupture des ligaments croisés de la recrue Maïk Nawrocki, actant une fin de saison prématurée pour le Polonais.
Déficit physique et indiscipline : le cocktail perdant
Pour pallier ces absences structurelles, les solutions de repli vacillent à leur tour. Ismaëlo Ganiou, touché à la hanche, a déjà manqué les deux dernières sorties de son équipe. En parallèle, le pari Jean-Clair Todibo peine à porter ses fruits : en manque criant de rythme, l’ancien Niçois ne semble pas encore en capacité physique d’enchaîner plus de quarante-cinq minutes à haute intensité.
Pour noircir définitivement le tableau, ce déficit athlétique s’accompagne d’une accumulation d’absences disciplinaires. Les cartons rouges directs reçus par Kyllian Antonio et Souleymane Sagnan ont entraîné des suspensions immédiates. Si ces aléas font partie de la vie d’un club, ils tombent au pire des moments pour une charnière centrale déjà exsangue.
Le pôle Élite n’est pas épargné par la malchance
Dos au mur, le staff aurait légitimement pu se tourner vers sa formation pour colmater les brèches. Mais le sort frappe impitoyablement à tous les étages. Le prometteur Noé Kemtchoum (17 ans), qui avait emmagasiné une précieuse expérience en effectuant l’intégralité de la préparation avec le groupe professionnel, a vu son élan brisé net le 16 septembre. Récemment opéré, le jeune espoir du pôle Élite sera écarté des terrains pendant plusieurs semaines.
Une tuile de plus pour un RC Lens contraint de puiser massivement dans des ressources internes aujourd’hui taries. À ce rythme, cette obligation de bricoler perpétuellement une défense expérimentale risque de peser lourdement sur les ambitions sportives du club artésien.
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