En déplacement à Geoffroy-Guichard, les joueuses de Sarah M’Barek avaient une occasion en or de prendre le large dans la course au maintien en Arkema Première Ligue. En cas de succès, elles pouvaient reléguer Saint-Étienne à six points à trois journées de la fin. Une balle de break… totalement manquée.
Battues 2-1 devant plus de 8 000 spectateurs, les Lensoises ont une nouvelle fois exposé leurs limites offensives, dans un match pourtant à leur portée.
Comme souvent cette saison, tout a mal commencé. Dès la 10e minute, Nadjma Ali Nadjim a ouvert le score après avoir éliminé Jennyfer Limage, avant de tromper Blandine Joly, qui ferme mal son petit côté. Une entame ratée, encore. Lens a bien tenté de réagir. Aude Gbedjissi a remis les deux équipes à égalité à la 37e minute, d’une frappe croisée à l’entrée de la surface. Un sursaut, mais pas un tournant.
Car derrière, les mêmes maux ont refait surface. Trop d’imprécisions dans le dernier geste, trop de situations mal exploitées. L’action manquée en première période par Naomie Vagre, seule face au but, symbolise parfaitement les difficultés offensives actuelles.
Sur les côtés, Larchier et Babou ont multiplié les centres. Mais dans la surface, la présence faisait défaut. Un manque de tranchant qui coûte cher.
À l’heure de jeu, Saint-Étienne a repris l’avantage sur corner. Une tête lobée mal négociée par Blandine Joly, qui repousse mollement sur la barre, avant que Kelley ne pousse le ballon au fond. Un but évitable, qui a définitivement fait basculer la rencontre.
La réaction attendue n’est jamais venue. Pire, ce sont les Stéphanoises qui ont terminé le match avec le plus de maîtrise.
Le scénario se complique encore avec la victoire de Montpellier à Marseille. Résultat, Lens se retrouve désormais dernier, à égalité de points avec Saint-Étienne et Montpellier.
Il reste trois matchs pour éviter la relégation. Mais la dynamique est clairement défavorable au RC Lens Féminin, qui semble glisser inexorablement vers la D2.
Saint-Étienne et Montpellier, jusque-là décrochés, sont donc revenus à hauteur du RC Lens avec 12 points. Les trois équipes occupent désormais les trois dernières places à trois journées de la fin, avec deux descentes à la clé.
Dans ce sprint final, tout se jouera dans un mouchoir de poche. Lens n’a pris que 3 points sur 6 face à ses deux concurrents directs et se retrouve désavantagé face à Montpellier à la différence particulière. Saint-Étienne et Montpellier doivent encore s’affronter, un duel qui pourrait peser très lourd.
Le calendrier n’offre aucun répit. Pendant que Lens ira au Havre puis recevra l’OM avant de finir au Paris FC, ses deux rivaux auront eux aussi un programme relevé, avec notamment un choc direct entre Montpellier et Saint-Étienne.
Autant dire que le maintien se jouera sur des détails et surtout sur la capacité des filles à relever la tête. Mais pour l’instant, le RC Lens n’a plus la main.

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