Jhoanner Chávez vers Prague : pourquoi le RC Lens a choisi de prêter son latéral équatorien

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L’histoire entre Jhoanner Chávez et le RC Lens n’aura jamais vraiment décollé. Arrivé en janvier 2024 avec l’étiquette d’un pari ambitieux, transfert à 4,5 M€, le latéral équatorien repart déjà par la petite porte, direction le AC Sparta Prague. Un prêt avec option d’achat, comme un ultime espoir de relancer une carrière que les blessures et la concurrence ont méthodiquement étouffée.

Le constat est brutal : zéro minute disputée cette saison sous Pierre Sage, réduit désormais à un rôle de troisième choix derrière Matthieu Udol et Arthur Masuaku, Chávez n’existait plus autrement que sur la feuille de paie. Depuis son arrivée, il n’aura joué que 23 matchs, toutes compétitions confondues. Et, dans cette maigre expérience artésienne, un seul moment fort : son but face à Brest, en août 2024. Le reste ? Une succession de pépins physiques, mollet, cuisse, cheville, et une trentaine de rencontres manquées. Une spirale dont il n’est jamais sorti.
Le RC Lens, fidèle à sa communication minimaliste lorsqu’il s’agit de tourner une page, s’est contenté d’un sobre :
« En quête de temps de jeu, le latéral équatorien aux 23 apparitions en Sang et Or rejoint le club le plus titré de République Tchèque dans le cadre d’un prêt avec option d’achat jusqu’en juin 2026. Bonne fin de saison Jhoanner ! »
En d’autres termes, merci, bon courage, et advienne que pourra.

Selon nos informations, l’option d’achat serait fixée à 4,5 M€, soit le montant de son acquisition. Une manière pour Lens d’espérer limiter la casse financière… à condition que Chávez parvienne enfin à aligner des matchs sans se briser en route. À Prague, le message est simple : prouve-toi, joue, enchaîne, et la porte d’un transfert définitif pourra s’ouvrir.

À Lens, on referme le dossier avec une pointe de regret, mais sans illusions. Jhoanner Chávez était arrivé avec un profil séduisant, presque exotique ; il s’en va comme un pari qui n’a jamais pris. Reste à voir si, loin de Bollaert, il saura réécrire une histoire que Lens n’a jamais réussi à commencer.

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