Depuis que le Stade Rennais s’est pris de passion pour le modèle artésien, vampirisant allègrement l’organigramme et le vestiaire du RC Lens, du directeur général Arnaud Pouille au manager général et coach Franck Haise, observer les péripéties bretonnes est devenu un péché mignon chez les supporters Sang et Or. Et l’ironie du sort a parfois le bon goût de s’inviter à la table des Rouge et Noir pour nous offrir quelques savoureux moments de délectation.
Un exploit majuscule sur les terres autrichiennes
Hier soir, sur la pelouse du Sturm Graz (0-0) en Ligue Europa, le Stade Rennais a certes préservé sa flatteuse invincibilité cette saison. Mais l’essentiel était ailleurs. Par cette brillante partition sans le moindre but, Franck Haise a conforté sa place sur le toit de l’Europe, asseyant un peu plus son statut de souverain absolu de la frustration.
Avec désormais dix-sept rencontres dirigées en Ligue Europa sans jamais connaître la moindre victoire, l’entraîneur repousse les limites de son propre record. Un vertigineux bilan de cinq nuls et douze défaites, cumulé lors de ses passages à Nice et aujourd’hui à Rennes, qui fait incontestablement de lui le champion d’Europe incontesté de la lose en C3. Une constance dans l’échec qui forcerait presque le respect.
La douce nostalgie des standards artésiens
Ce vertige statistique prêterait presque à sourire quand on se replonge dans les archives du technicien normand dans le bassin minier. Faut-il le rappeler, sous les couleurs sang et or, Franck Haise savait gagner sur la scène continentale. Son bilan lensois affiche d’ailleurs des standards presque galactiques en comparaison : huit matchs européens au compteur (dont six dans la prestigieuse cour de la Ligue des Champions pour deux en Ligue Europa), se soldant par deux succès, trois nuls et trois petites défaites. La chaleur niçoise, le grand air breton et les exigences de la C3 semblent avoir inexplicablement grippé la machine.
Plus que sept chances pour briser le sort
Que les supporters rennais se rassurent, la nouvelle formule de la compétition offre encore un boulevard à leur manager général. Il reste au bas mot sept rencontres européennes au technicien pour tenter de terrasser le signe indien et conjurer cette spectaculaire malédiction continentale. Le bout du tunnel n’est peut-être plus très loin. Allez Franck, on y croit ! 🙂
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