Août 2022, Stade Louis-II : le RC Lens inflige un 4-1 mémorable à l’AS Monaco, alors prétendant solide au podium. Quelques mois plus tard, les Sang et Or terminaient à deux petits points du PSG, en dauphins magnifiques d’une saison historique.
Novembre 2025, même lieu, même tarif, même impression d’une équipe en mission. Le décor a changé, les visages aussi, rares sont ceux qui restent de l’époque dorée de Franck Haise, mais l’essentiel est intact : l’ADN lensois, fait de jeu, de grinta et d’une unité qui transpire à chaque ballon touché.
À la baguette désormais, un chef d’orchestre nommé Pierre Sage, qui semble avoir trouvé la formule magique. Et parmi les solistes de cette symphonie retrouvée, un homme brille particulièrement : Florian Thauvin. Lui que certains voyaient déjà rangé dans la catégorie des talents déclinants a décidé de réécrire son histoire, en Sang et Or.
À Monaco, le champion du monde a sorti le grand jeu : percussion, vista, timing. Il est dans tous les bons coups. C’est lui qui débloque la situation à la 21e minute après un slalom entre trois Monégasques avec Edouard à la finition, c’est encore lui qui sert Sangaré dans un timing parfait juste avant la mi-temps (45e+3), et toujours lui qui dépose un corner millimétré sur la tête de Wesley Saïd pour clore le récital (60e). Trois éclairs, trois actions décisives, une prestation XXL qui aurait pu lui valoir le titre d’homme du match… si ses camarades Édouard, Saïd, Sangaré, Thomasson, Risser n’avaient eux aussi marché sur l’eau.
Au coup de sifflet final, Thauvin ne cachait ni sa fierté ni sa prudence. Fier de voir Lens « rivaliser avec les gros », de faire partie « d’une famille qui se bat ensemble », mais lucide aussi : « Il ne faut pas s’enflammer, il faut continuer. » Le message est clair, le plan de vol est tracé.
Et comment ne pas évoquer les 1 000 supporters lensois descendus jusqu’en Principauté pour donner de la voix ? Le meneur de jeu leur a rendu hommage avec émotion, soulignant l’impact de cette ferveur unique, même loin de Bollaert.
Alors, rêve éveillé ou prémices d’une saison folle ? On aime voir le verre à moitié plein. L’histoire ne se répète jamais à l’identique, dit-on. Mais avec un Thauvin retrouvé, qui a visiblement digéré son passage éclair en équipe de France, un collectif en fusion et une dynamique aussi puissante, le RC Lens version 2025-2026 ressemble furieusement à celui qui avait frôlé les sommets il y a quelques années.
Nos derniers articles :
- FC Nantes – RC Lens : Quelle chaîne, groupes et compositions probables
- RC Lens : Hamzat Ojediran, la porte se referme déjà
- Ligue 1 : Lille fait le job, Marseille déraille, Lens peut en profiter
- Rémy Labeau-Lascary, nouvelle blessure et saison compliquée à Brest
- RC Lens Féminin : une victoire historique pour (re)lancer la saison ?
- Le RC Lens dégagé du poids de l’audit DNCG
- FC Nantes : un entrejeu décimé avant d’affronter le RC Lens
- FC Nantes – RC Lens : Johann Lepenant « Tout le monde nous voit perdant »


