Face à l’ogre parisien, Bollaert prépare le casse du siècle pour le Trophée des Champions !

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Sur le papier, l’affiche ressemble à un duel déséquilibré entre un titan européen et une équipe en pleine reconstruction. Mais sur la pelouse de Bollaert-Delelis, les lignes de palmarès s’effacent dès que le peuple Sang et Or se met à chanter. Ce dimanche soir, pour le Trophée des Champions, le RC Lens défie l’armada du Paris Saint-Germain avec une ambition folle : terrasser l’ogre de la capitale pour lancer sa saison par un coup d’éclat retentissant.

L’insatiable ogre parisien face au piège de Bollaert

Le défi relevé par les hommes de Dino Toppmöller prend des allures de montagne. Paris dévore tout sur son passage : quatre jours seulement après avoir soulevé la Supercoupe d’Europe aux dépens d’Aston Villa, le club de la capitale veut déjà ajouter une quinzième ligne à son armoire à Trophées des Champions.
La statistique a de quoi faire frémir n’importe quel adversaire : depuis le début de sa carrière en club, Luis Enrique n’a perdu qu’une seule des quinze finales disputées sur un match sec. Une mentalité de fer transmise à un groupe qui règne sans partage sur cette compétition, n’ayant laissé filer qu’un seul titre sur les treize dernières éditions.
Conscient du piège qui l’attend dans le Pas-de-Calais, Luis Enrique se montre d’ailleurs particulièrement méfiant envers les lensois :
« C’est un des matchs les plus difficiles en France qu’on va disputer. Lens a fait une saison dernière incroyable. On connaît déjà les difficultés de jouer là-bas. On n’a certes pas la condition physique idéale, mais on est prêts à aller chercher ce nouveau trophée. »

Le supplément d’âme artésien pour créer l’exploit

Certes, l’effectif artésien affiche encore quelques manques. Après un mercato marqué par le départ de plusieurs cadres historiques remplacés par de nouveaux visages en phase de rodage, le Racing ne possède ni l’expérience individuelle ni la valeur marchande du double champion d’Europe en titre.
Mais le football ne s’écrit pas uniquement sur un chèque. Pour cette deuxième participation de son histoire au Trophée des Champions, Lens possède un atout que personne d’autre ne peut acheter : un 12e homme en fusion. Dans un stade à guichets fermés, la grinta collective et le supplément d’âme instaurés par le staff peuvent faire vaciller la machine parisienne, encore juste physiquement.

Comme certains anciens lensois l’ont prouvé par le passé lors des grandes soirées européennes, la vérité d’un soir à Bollaert échappe souvent aux pronostics des bookmakers. Faire tomber le champion en titre ce soir offrirait bien plus qu’une ligne au palmarès : ce serait une formidable manière de remettre l’église au centre du village et de prouver à toute la Ligue 1 que le Racing est bien décidé à faire au moins aussi bien que l’an dernier.

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