Dino Toppmöller, l’homme qui transforme les jeunes en chèques

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Il y a des choix d’entraîneur qui ne se résument pas qu’à une feuille de match. Dans un entretien accordé à L’Équipe, Dino Toppmöller a mis en lumière ce qui a très probablement pesé dans la décision de la direction lensoise de le nommer après le départ précipité de Pierre Sage : une philosophie assumée de développement des jeunes joueurs, pensée dès le départ pour déboucher sur de belles plus-values.

Un exemple concret pris à Lens

L’entraîneur allemand illustre sa méthode par le cas de Kyllian Antonio, tout juste âgé de 18 ans : « mon voyage vient de commencer avec Kyllian Antonio. Il durera six mois, un an, deux ans, peu importe, mais mon défi, c’est de le mettre dans les conditions pour qu’il soit la meilleure version de lui-même à son âge et qu’il garde cette dynamique dans sa carrière. » Il précise dans la foulée sa hiérarchie de priorités, où l’épanouissement individuel prime sur le seul résultat collectif immédiat : « je veux gagner, mais le plus important c’est la progression du joueur. S’il devient meilleur, l’équipe le sera aussi. »

Une logique claire entre confiance et valorisation

Le raisonnement de Toppmöller se veut limpide : donner du temps de jeu aux jeunes profils permet non seulement leur progression individuelle, mais ouvre aussi la voie à de futures ventes rentables. « Quand le coach a le courage de faire jouer les jeunes, ils progressent et on peut les vendre. C’était mon projet à Francfort, et c’est le même à Lens. » Une philosophie qu’il présente d’ailleurs comme la véritable raison de sa nomination sur le banc artésien : « c’est peut-être pour ça qu’ils se sont dit : « on veut le coach Dino ». »

Un bilan francfortois qui parle pour lui

Pour appuyer son propos, l’Allemand égraine une liste de références qui a de quoi impressionner n’importe quelle direction sportive en quête de rentabilité. Il cite les transferts de Willian Pacho vers le PSG (45 millions d’euros en 2024), d’Hugo Ekitike vers Liverpool (90 millions en 2025) et d’Omar Marmoush vers Manchester City (75 millions la même année), sans oublier deux exemples de progression individuelle menant à la sélection nationale : « « Nene » Brown est devenu international avec moi, puis Nnamdi Collins. » Une conclusion qui résume bien sa vision globale de la réussite : « c’est aussi ça le succès, pas seulement une place ou un trophée. »

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