Deiver Machado : « Lens était ma maison »

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Le FC Nantes tient son joker médical. En quête d’expérience et de fiabilité pour solidifier son flanc gauche, le club a officialisé ce mardi l’arrivée de Deiver Machado, 32 ans, en provenance du RC Lens. L’international colombien s’est engagé jusqu’en 2028 avec les Canaris, où il tentera de relancer une carrière en perte de vitesse.

À Lens, Deiver Machado était peu à peu sorti des radars, à cause de blessures à répétition et devancé dans la hiérarchie par un Matthieu Udol devenu incontournable. Son contrat, qui courait encore jusqu’en juin 2026, n’a pas été prolongé par les dirigeants artésiens, et son départ s’est naturellement dessiné ces dernières semaines. Direction Nantes, un club à la dérive sportivement, où il devra tout de suite faire parler son vécu.
Dans un effectif encore fragile et exposé à la pression du maintien, Machado est attendu comme un taulier, capable d’apporter du caractère, de l’impact, et un minimum de sérénité dans un couloir gauche jusque-là en chantier permanent. Nicolas Cozza n’a pas convaincu, Louis Leroux n’est qu’un intérimaire de passage, et Luis Castro a été entendu sur ses besoins… du moins, à condition qu’il soit encore sur le banc ces prochains jours.

Car dans un flou artistique devenu typiquement nantais, l’entraîneur lui-même affirmait ne pas avoir été informé de la signature du joueur… alors que celui-ci affirmait en parallèle avoir longuement échangé avec lui par téléphone pour discuter de son rôle et de ses ambitions. Le FC Kita dans toute sa splendeur.
Pour Machado, ce changement de club n’est pas anodin. S’il vient chercher du temps de jeu pour espérer disputer le Mondial 2026 avec la Colombie, il quitte aussi un club et une ville qu’il n’a manifestement pas envie d’oublier. Dans un message publié sur ses réseaux, il a tenu à saluer la communauté lensoise avec des mots empreints d’une sincère affection :

« Aujourd’hui, j’ai dit au revoir au RC Lens, un endroit qui a représenté bien plus que mes quatre années au club. Il est facile de dire oui à un endroit où l’on est heureux, mais je vois la sérénité de ma vie se refléter dans l’un de mes 117 matchs, dont je suis fier. (…) Lens était ma maison. C’est la routine, l’effort, la joie, et aussi les défis qui m’ont permis de grandir. Tout cela restera à jamais gravé en moi. »

Vendredi à Angers, le nouveau Canari connaîtra ses premières minutes sous ses nouvelles couleurs. Nantes, en pleine déroute, espère qu’il apportera ce petit truc en plus capable de tirer vers le haut un effectif en plein doute. Après tout, si le salut venait de Lens, ce ne serait pas la première fois qu’un ex-Sang et Or vient sauver une équipe en crise.

Bonne chance à lui. Et bonne chance à Nantes !

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