Le mercato est un éternel jeu de poker menteur où le moindre refus peut se transformer en regret éternel. Souvenez-vous. L’été dernier, la cellule de recrutement artésienne s’était penchée très sérieusement sur le cas de Christ Tapé, le remuant piston gauche de l’AC Horsens.
Finalement, Jean-Louis Leca avait posé son veto pour miser sur l’expérience de Matthieu Udol. Au vu de la saison majuscule de l’ancien Messin sous le maillot sang et or, personne n’a osé contester ce choix.
Sauf que le destin a de la suite dans les idées. Un an plus tard, Christ Tapé va bel et bien découvrir la Ligue 1, mais sous une autre tunique. Le défenseur s’apprête à s’engager avec le Toulouse FC dans les prochaines heures pour un contrat de plusieurs saisons.
Ce transfert va offrir une session de rattrapage idéale aux recruteurs lensois. Ils vont pouvoir observer de très près les performances du joueur et mesurer, en direct, s’ils ont laissé filer un monstre ou si le flair de Leca était infaillible.
Évidemment, le RC Lens ne peut pas rafler toutes les mises du tapis vert. Mais à La Gaillette, certains échecs piquent plus que d’autres. Tout le monde a encore en tête le dossier Arsène Kouassi. Suivi de près lorsqu’il évoluait à Ajaccio, le joueur avait finalement filé à Lorient l’an passé.
Douze mois plus tard, sa valeur marchande a explosé, passant de 1,5 million d’euros à 15 millions d’euros. Le piston affole désormais les plus grands clubs européens en ce début de mercato. Une piqûre de rappel, même les meilleures cellules de recrutement doivent composer avec la glorieuse incertitude du football.
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