Bleus refusés, Éléphants snobés : Angelo Fulgini choisit les Cagous

Partagez sur vos réseaux

Angelo Fulgini avait rêvé des Bleus. Il avait snobé la Côte d’Ivoire. Finalement, c’est vers la Nouvelle-Calédonie qu’il a décidé de tourner son regard. À 29 ans, l’ancien milieu offensif du RC Lens vient d’acter un choix pour le moins inattendu en optant officiellement pour la sélection kanak, avec en ligne de mire une qualification historique pour la Coupe du monde 2026.

Longtemps sur le fil entre ambitions européennes et attachement familial, Angelo Fulgini a vu ses espoirs tricolores s’éteindre au fil du temps. Passé par toutes les sélections de jeunes en équipe de France, des U17 aux Espoirs, il n’a jamais été appelé chez les A, malgré un potentiel souvent vanté. Et après avoir décliné l’appel des Éléphants ivoiriens, dans l’espoir d’une convocation venue de Clairefontaine, l’ancien Angevin s’est finalement résolu à écouter son cœur… et sa mère, originaire de l’île du Pacifique.
« Je pense que ma mère serait fière par rapport à notre île. Pourquoi ne pas essayer d’aider et de participer à cette expérience ? C’est toujours beau de représenter les origines de ses parents », confiait-il en novembre dernier.

Depuis lundi, c’est désormais officiel : la FIFA a validé son changement de nationalité sportive. Fulgini pourra donc porter les couleurs de la Nouvelle-Calédonie à partir de mars 2026. Première étape : une demi-finale de barrage intercontinental face à la Jamaïque, le 26 mars à Guadalajara. Et en cas de succès, une finale contre la République Démocratique du Congo attend les Cagous cinq jours plus tard. Deux marches à gravir pour décrocher un billet historique vers les États-Unis, le Mexique et le Canada.
Une reconversion internationale qui fait sourire, mais qui interroge aussi sur le timing et les motivations. Après un passage éclair au RC Lens, où il n’a brillé que six mois avant de s’éteindre et finalement être prêté avec option d’achat à Al-Taawoun en Arabie saoudite, Angelo Fulgini semble vouloir redonner un souffle à une carrière en pente douce. À Bollaert, personne n’a vraiment pleuré son départ, tant ses performances se sont évaporées aussi vite qu’elles étaient arrivées.

Reste à savoir si ce pari exotique portera ses fruits. Pour espérer fouler un jour les pelouses d’un Mondial, encore faut-il que la Nouvelle-Calédonie se fraye un chemin parmi les nations plus aguerries. Et que Fulgini, entre deux saisons saoudiennes, retrouve l’inspiration qui avait fait de lui un joueur séduisant, un temps, en Ligue 1.


S’abonner à Ligue1+ pour suivre la 17e journée

Nos derniers articles :