On pensait avoir tout vu avec la valse des droits TV en Ligue 1. C’était sans compter sur le remake belge, encore plus brutal : DAZN vient de claquer la porte, et la Jupiler Pro League se retrouve, ni plus ni moins, sans diffuseur. Écran noir annoncé, indignation garantie.
Ce mardi à midi, le couperet tombe via un communiqué laconique : DAZN met fin, avec effet immédiat, à son accord avec la Pro League. Motif officiel : l’impossibilité de trouver un accord avec les opérateurs télécoms locaux. Motif officieux : personne n’a envie de perdre de l’argent pour offrir du foot à la télé, même quand on joue les sauveurs.
Massimo D’Amario, patron de DAZN Belgique, a sorti la punchline qui va bien : « Aucune entreprise ne peut être contrainte de fonctionner à perte, ce n’est pas viable. » Traduction : merci, au revoir, débrouillez-vous avec vos calendriers, vos clubs et vos supporters.
Le problème, c’est que la loi belge impose une diffusion via au moins deux opérateurs traditionnels. Or DAZN, depuis le début de la saison, proposait les matchs uniquement via son application, sans relais télé via Telenet, Proximus ou consorts. Le contrat ne respectait donc plus les conditions de l’appel d’offres. Juridiquement bancal, économiquement saignant : cocktail explosif.
Tout ça alors que, en décembre 2024, DAZN avait décroché le gros lot : les droits de la Jupiler Pro League pour 2025-2030, à hauteur de 84 M€ par an. Sur le papier, c’était l’alliance moderne entre plateforme OTT et championnat national. Dans la réalité, on en est à stopper les frais avant même de démarrer vraiment le cycle.
Conséquence immédiate : à partir de ce week-end, plus aucun diffuseur officiel pour la Pro League. Le choc Anderlecht – Union Saint-Gilloise, affiche entre le leader et son poursuivant, pourrait se jouer dans un silence télévisuel total.
Difficile, en France, de ne pas voir le parallèle. L’été dernier, la LFP a flirté avec le néant télévisuel avant de dégainer sa solution maison, Ligue 1+. Avant ça, les discussions avec DAZN avaient déjà montré les limites du modèle. À l’époque, la Ligue n’avait clairement pas misé sur le bon cheval, hésitant entre plateformes, bouquets et promesses plus ou moins tenables.
Moralité : entre LFP, Pro League et DAZN, tout le monde jure « soutenir le football , les clubs et les supporters ». Mais à la fin, ceux qui paient leur abonnement sont surtout les premiers à ne plus rien voir.
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