Andy Diouf sort de l’ombre à l’Inter

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Discret depuis son arrivée à l’Inter Milan l’été dernier en provenance du RC Lens, Andy Diouf commence (enfin) à faire parler de lui… et pour les bonnes raisons. Relégué aux confins du banc de touche depuis plusieurs mois, le jeune milieu de terrain français a profité d’un 8e de finale de Coupe d’Italie face à Venise (5-1) pour retourner l’opinion et rebattre les cartes.

Utilisé dans un rôle de piston droit, loin de sa zone de confort habituelle dans l’entrejeu, Andy Diouf a surpris tout le monde, sauf peut-être son coach Cristian Chivu, par sa prestation musclée et inspirée. Un but, des projections incessantes, des courses tranchantes et une sérénité inattendue dans l’exercice : l’ancien Lensois a transformé l’essai et donné un tout nouveau relief à sa saison.
Jusqu’ici, ses apparitions avec les Nerazzurri se résumaient à 54 minutes anecdotiques en Serie A, alimentant le scepticisme autour d’un transfert jugé prématuré ou mal ciblé. Mercredi dernier, à San Siro, le « mystère Diouf » a laissé place à une révélation : celle d’un joueur plus polyvalent qu’annoncé, capable d’occuper un couloir avec une efficacité déconcertante.

Cristian Chivu semble d’ailleurs avoir flairé le potentiel : aperçu furtivement dans ce rôle contre le Milan AC et face à Pise, Diouf a cette fois été aligné dès le coup d’envoi. Positionné à pied inversé, il n’a cessé de rentrer dans l’axe pour menacer la surface, jusqu’à inscrire un but plein de sang-froid après un une-deux limpide avec Frattesi.
Mais plus encore que les stats, c’est l’attitude qui impressionne. Libéré, le milieu de terrain de formation a montré qu’il pouvait être un joueur d’impact, dur sur l’homme, intelligent dans ses déplacements, solide sous pression. Son profil physique, explosivité, puissance sur les premiers appuis, coffre impressionnant, pourrait bien combler un vide temporaire laissé par Dumfries, toujours absent sur blessure. Ni Luis Henrique ni Carlos Augusto n’ont réellement convaincu dans le rôle ; Diouf, lui, commence à s’y installer.

Alors, coup d’éclat isolé ou vraie mue tactique ? Il est évidemment trop tôt pour trancher, mais la donne a changé : l’Inter pourrait avoir déniché un remplaçant crédible à Dumfries sans le chercher, et peut-être même un futur titulaire.
Du côté de Lens, où Andy Diouf évoluait en position centrale, la question mérite d’être posée : Franck Haise, puis Will Still, ont-ils laissé passer une opportunité tactique sous leur nez ? Le piston droit lensois était un sujet récurrent de débat lors de son passage en Artois. Et s’il avait été mal utilisé à Lens ?

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