Bollaert avait revêtu ses plus beaux habits de lumière pour son 91e match consécutif à guichets fermés, mais la magie européenne s’est brutalement heurtée au mur de la réalité. Hier soir, le RC Lens a logiquement cédé sur sa pelouse face au Sporting Portugal (0-2) lors de la deuxième journée de la phase de ligue de la Ligue des Champions.
Une défaite frustrante qui vient sanctionner le déficit d’expérience des Artésiens à ce niveau d’exigence.
Le cynisme lusitanien a puni la naïveté artésienne
Poussés par la ferveur incandescente de leur public, les hommes de Yannick Cahuzac ont pourtant livré d’intenses séquences de domination. Mais la générosité ne suffit pas toujours dans la plus prestigieuse des compétitions européennes. Face aux vagues lensoises, l’escouade de Rui Borges a courbé l’échine avec une maturité glaçante. Sereins et patients, les Portugais ont fait le dos rond avant d’exploiter les moindres largesses défensives Sang et Or avec une précision chirurgicale. Une gestion des temps faibles et forts qui illustre parfaitement le gouffre d’expérience séparant encore les deux formations.
L’urgence d’une réaction immédiate à Bruges
Ce coup d’arrêt vient freiner brutalement la dynamique européenne née de l’exploit initial à Prague. Si le RC Lens va devoir rapidement panser ses plaies pour replonger dans l’âpreté du championnat de Ligue 1, les regards sont déjà tournés vers la prochaine échéance continentale. Mercredi prochain, sur la pelouse de Bruges, le droit à l’erreur n’existera plus : une victoire en Belgique est d’ores et déjà impérative pour relancer la machine et préserver les ambitions européennes du club.
Ce que nous avons aimé :
– Le spectaculaire tifo de la Marek
– Le début de match des Lensois, qui ont mis une pression à toute épreuve sur les Portugais dans le but de les empêcher de produire du jeu.
– Les nombreux temps forts malheureusement non concrétisés.
– L’arrêt spectaculaire de Robin Risser à la 32′ minute.
– La frappe de mule d’Ivanovic sur le poteau à la 33ᵉ minute, le portier du Sporting était battu.
– La magnifique frappe d’Haïdara qui prenait le chemin de la lucarne que le portier a détournée en corner lors de la seconde période.
– La prestation d’ensemble d’Amadou Haïdara, que nous avons élu Lensois du match.
– La prestation de Florian Thauvin. Malheureusement, le capitaine lensois ne peut pas être à l’origine et à la conclusion des actions.
– Le bon arbitrage à l’anglaise d’Igor Pajac. Pas de coups de sifflet intempestifs, on laisse jouer et c’est top pour le spectacle. Les arbitres français devraient s’en inspirer.
– L’activité de Junior Kadile, une prestation néanmoins gâchée par une finition à revoir.
– Le vent de fraîcheur apporté par l’entrée en jeu du jeune Mesloub, le seul entrant à avoir élevé le niveau.
Ce que nous avons moins aimé :
– Subir l’ouverture du score des Portugais contre le cours du jeu, après 20 minutes de jeu durant lesquelles les hommes de Cahuzac avaient tout contrôlé.
– Le rendement globalement médiocre de Franjo Ivanovic, trop peu présent dans la zone de vérité. Il participe au jeu mais il ne joue pas le rôle du « 9 » attendu. Son but manqué à la 10ᵉ minute, seul face au but sur un centre millimétré de Thauvin est symptomatique du malaise.
– Odsonne Édouard, totalement transparent, qui a remplacé Ivanovic à la 58′, ne mérite plus le totem d’immunité. On se demande encore pourquoi le coach n’a pas fait entrer Sotoca.
– Le manque criant de présence lensoise dans la surface du Sporting. Centrer, c’est bien, mais pour qui ?
– Le grand nombre de temps forts non concrétisés.
– La naïveté de la défense, certainement encore trop tendre pour la C1.
– Que Lens n’ait pas réussi à emballer la seconde période.
– La perte de balle de Matthieu Udol qui a amené le premier but du Sporting.
– Le deuxième but des Portugais. Mesloub et Aguilar se font aimer par Andersen dans le couloir, Ganiou est mal placé, Risser se vautre sur sa sortie et Doumbia scelle facilement le match.
– La prestation de Cuisance, un cran en dessous de celle proposée à Monaco ou contre Lyon.
– Qu’Ismaëlo Ganiou n’ait pas eu son rendement habituel, souvent en retard et jugeant mal certaines situations.
– Le choix de Yannick Cahuzac de titulariser Samson Baidoo. L’Autrichien n’est pas encore prêt, à fortiori face à un top club européen.
– Nous demander si le recrutement de Jean-Clair Todibo était vraiment utile.
– Que Lens se fasse transpercer de la sorte sur des occasions du Sporting Portugal.
– L’erreur de Robin Risser sur le second but qui met fin au suspense.
– L’avant match de Canal avec les idiots utiles sur le plateau et cette façon brutale de couper la retransmission 20 secondes après le coup de sifflet final.
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