Il aura fallu attendre la sixième journée de championnat pour voir le RC Lens s’emparer des colonnes du journal L’Équipe. Après le succès probant face à l’Olympique Lyonnais (2-1), les Sang et Or frappent un grand coup en plaçant non pas un, mais bien quatre de ses représentants dans le très convoité onze type de la semaine.
Un tir groupé exceptionnel qui vient couronner le redressement de l’équipe.
Yannick Cahuzac : le coup de poker du chef d’orchestre
Le technicien corse s’installe sur le banc de cette équipe type honorifique, salué pour un management aussi audacieux que payant. Son choix fort de privilégier les hommes restés travailler à La Gaillette durant la trêve internationale, au détriment des internationaux (à l’exception de Ganiou), a dicté le rythme de la rencontre. Cette distinction vient également valider sa décision de réhabiliter Florian Sotoca. Relégué sur le banc sous les mandats de Pierre Sage et Dino Toppmöller, le vétéran artésien a été relancé avec brio par Cahuzac pour devenir l’un des bourreaux de l’OL.
Florian Thauvin : le capitaine en mode patron
Véritable guide technique de cette formation, le capitaine artésien a tout simplement livré un récital. Régulateur du tempo sang et or, il a multiplié les combinaisons inspirées avant de se muer en double passeur décisif : une première merveille d’ouverture pour Sotoca, suivie d’un service millimétré pour la tête de Matthieu Udol. Toujours aussi létal offensivement (5 buts et 4 offrandes en 8 apparitions cette saison), Thauvin a complété sa copie parfaite par un abattage défensif exceptionnel, symbolisé par ses 11 ballons grattés dans les pieds lyonnais. Un leader omniprésent.
Ismaëlo Ganiou : l’infranchissable roc de la charnière
C’est la prestation majuscule de la soirée défensive. Intransigeant dans l’impact physique et souverain à la course, le défenseur central a totalement éteint les attaquants rhodaniens. Au-delà de sa solidité dans les duels, il a brillé par la propreté de ses premières relances, s’autorisant même quelques incursions pour semer la panique dans la surface adverse. Sa polyvalence a également impressionné : repositionné sur le côté droit de la charnière suite à la sortie de Jonathan Gradit et l’entrée de Samson Baidoo, il a maintenu un rendement colossal tout en galvanisant le public de Bollaert.
Michaël Cuisance : la métamorphose confirmée au milieu
Dans la continuité de ses promesses laissées à Monaco, le milieu de terrain a signé sa prestation la plus aboutie depuis son arrivée dans le Pas-de-Calais. Rayonnant à la création comme à la récupération, il a dicté la loi dans l’entrejeu. Sa relation technique particulièrement fluide avec Florian Thauvin a servi de rampe de lancement pour briser le bloc lyonnais par des percussions tranchantes. Une tentative audacieuse de demi-volée est d’ailleurs venue illustrer cette confiance totale retrouvée sous les ordres de Yannick Cahuzac.

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