Si le court revers concédé à Monaco (2-1) juste après sa nomination en urgence lui a été logiquement pardonné, Yannick Cahuzac sait que l’état de grâce est déjà terminé.
Face à l’Olympique Lyonnais ce vendredi soir, le successeur de Dino Toppmöller passe son véritable baptême du feu. Avec une trêve internationale de trois semaines à sa disposition, le technicien corse n’a plus l’excuse du manque de temps. Il a pu profiter de cette longue fenêtre pour s’approprier son effectif, nommer un nouvel adjoint de confiance (Vincent Carlier, ex-coach de la réserve) et imprimer sa propre marque tactique. Ce soir, le public de Bollaert jugera sur pièces.
Une approche résolument lensoise
Sur le plan tactique, le Corse reste fidèle à la défense à trois, sans s’interdire des ajustements, avec une envie de redonner de l’importance aux pistons. Il veut une équipe dominante, qui garde le ballon et fait preuve de générosité et d’intensité. Jonathan Gradit, qui en est à son sixième entraîneur au club, salue un coach « très calé, qui regarde beaucoup l’adversaire, mais qui a aussi des convictions avec le ballon et des idées de jeu très claires ». Cahuzac résume lui-même sa philosophie : « ma conviction est de m’appuyer sur les forces de ce groupe, sur les fondamentaux du club et de retrouver de la confiance à travers des repères partagés. Ma vision est vraiment de se concentrer sur nous, de créer notre propre identité. »
Cette nouvelle solidité a d’ailleurs été testée avec succès lors de la victoire en amical face au Standard de Liège (2-0). Sur le plan offensif, l’entraîneur corse souhaite réanimer l’ADN Sang et Or en redonnant un rôle central aux fameux pistons de son 3-4-3, tout en exigeant des sorties de balle beaucoup plus soignées par ses axiaux.
L’héritage assumé, le pragmatisme en plus
S’il avoue volontiers ne pas avoir inventé le football, Yannick Cahuzac reste profondément marqué par les années Franck Haise. Il revendique une équipe dominante, généreuse et maîtresse de la possession. « Ma conviction est de m’appuyer sur les forces de ce groupe, sur les fondamentaux du club et de retrouver de la confiance à travers des repères partagés », expliquait-il cette semaine, soulignant sa volonté de se concentrer sur l’identité de son équipe avant tout.
L’opposition face à l’Olympique Lyonnais s’annonce toutefois comme un révélateur impitoyable. Face à l’une des trois équipes encore invaincues du championnat, dotée de la meilleure arrière-garde de Ligue 1, le plan de jeu de « Cahu » devra prouver que ses trois semaines de laboratoire ont définitivement guéri le RC Lens.
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