Jonathan Gradit aurait pu dire stop et au revoir au RC Lens

Vendredi, Jonathan Gradit va enfin refouler la pelouse de Bollaert‑Delelis, près d’un an après sa fracture du tibia‑péroné survenue en novembre 2025. Un retour forcément chargé d’émotion pour le défenseur lensois, même si l’adversaire du soir, l’Olympique Lyonnais, affiche une forme redoutable.

Ce moment, Gradit aurait pu ne jamais le vivre. Sa convalescence a été longue, pénible, jalonnée de doutes. Le joueur a traversé des périodes où il ne voyait plus de progrès, au point d’envisager sérieusement de mettre un terme à sa carrière, incapable d’imaginer revenir à son niveau d’avant blessure.

En conférence de presse, Gradit a évoqué cette période avec une grande lucidité :

« C’est vrai qu’à un moment, je ne voyais pas beaucoup d’amélioration. J’ai eu un gros passage à vide. Il a fallu aussi être fort mentalement. J’ai eu un déclic cet été, ça m’a fait du bien. J’ai sorti la tête de l’eau et je suis très heureux de cette issue parce que je pensais sincèrement être à la fin de ma carrière. »

Le défenseur a également tenu à saluer ceux qui l’ont soutenu sans relâche, notamment Benjamin Parrot et Jean‑Louis Leca, les deux membres de la direction du club :

« Je veux souligner l’importance qu’ont eue Benjamin Parrot et Jean‑Louis Leca. Ils ont toujours été là pour moi, à essayer de me motiver et de me dire que j’allais y arriver. »

Vendredi, Jonathan Gradit ne retrouvera pas seulement le terrain, il retrouvera son histoire, son stade, et une partie de lui‑même.

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