Coup de gueule après la sanction de l’UEFA contre le RC Lens !

Le RC Lens navigue déjà en eaux troubles sur le plan sportif. Avec l’éviction précoce de Dino Toppmöller et la promotion en urgence de Yannick Cahuzac pour colmater les brèches d’un collectif en perte de repères, le club artésien a plus que jamais besoin de sérénité. Mais alors que l’institution tente de se stabiliser sur le terrain, une poignée d’inconscients s’évertue à la saborder en tribunes.

Jusqu’ici, le public lensois constituait l’une des rares satisfactions de ce début de saison chaotique. Un soutien indéfectible, vibrant, refusant de lâcher une équipe pourtant méconnaissable par rapport à ses standards récents. Ce supplément d’âme, véritable marque de fabrique du Racing, est un atout vital dont le club ne peut se passer pour redresser la barre.

Jouer avec le feu au détriment de l’institution

Sauf que pour certains, la passion s’arrête là où commence la bêtise. Malgré les multiples avertissements et sanctions déjà essuyés l’an passé sur la scène nationale, une minorité n’a toujours pas compris qu’en faisant joujou avec des engins pyrotechniques, elle tirait une balle dans le pied de son propre club. La facture de cette obstination stérile vient de tomber. Suite à la victoire lensoise en Ligue des Champions sur la pelouse du Slavia Prague, la commission d’éthique et de discipline de l’UEFA s’est montrée intraitable : 15 000 euros d’amende pour le RC Lens, assortis d’une fermeture avec sursis du parcage visiteurs.

Une épée de Damoclès sur deux ans

En clair, le club est désormais sous le coup d’une période probatoire de deux ans. Au prochain craquage, au prochain pétard allumé pour le seul frisson de quelques irresponsables, le RC Lens voyagera en Europe privé de ses supporters. Priver l’équipe de ce poumon émotionnel, de cette force de frappe vocale dans une période sportive aussi précaire, relèverait de l’auto-sabotage absolu. On aura l’air malin si on ne peut pas se rendre à Liverpool fin janvier …
Il serait grand temps que ces pyromanes de tribunes prennent conscience que leur égoïsme pénalise financièrement, sportivement et moralement l’équipe qu’ils prétendent défendre.

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