RC Lens : un tunnel européen vertigineux avant la trêve de novembre

La fenêtre internationale offre une respiration bienvenue à La Gaillette, mais le calendrier qui attend le RC Lens jusqu’à la mi-novembre s’apparente à un véritable marathon de haute intensité. Outre un programme dantesque sur la scène domestique où les Artésiens devront croiser le fer avec l’Olympique Lyonnais, Troyes, le Paris FC, le LOSC et l’Olympique de Marseille, les hommes de Yannick Cahuzac s’apprêtent à disputer trois rencontres cruciales en Ligue des Champions. Tour d’horizon d’une adversité européenne aux visages très contrastés.

Le Sporting Portugal, un cador en quête de rachat

Le 13 octobre prochain à 18h45, l’enceinte de Bollaert-Delelis vibrera pour la réception du Sporting Portugal. Neuvièmes au coefficient UEFA en juin dernier et dotés de l’une des académies les plus prolifiques d’Europe, les Lisboètes avancent pourtant avec quelques doutes. Sous la houlette de Rui Borges, nommé en décembre 2024, le club sort d’un exercice frustrant, marqué notamment par une humiliation en finale de la Coupe du Portugal face à Torreense, modeste formation de division inférieure.
Actuellement troisièmes de leur championnat, les Portugais voient déjà le FC Porto, auteur d’un sans-faute, s’échapper en tête. Juste avant la trêve, le Sporting a d’ailleurs cédé du terrain face à ces mêmes Dragons (2-2), dilapidant une avance de deux buts dans les dix dernières minutes après avoir évolué en infériorité numérique suite à l’expulsion de Zeno Debast. Une fragilité nationale qui ne doit pas masquer leur appétit continental, eux qui ont parfaitement lancé leur campagne européenne en dominant Galatasaray (3-1).

Le Club Bruges, la force de frappe d’un habitué

Huit jours plus tard, le 21 octobre à 21 heures, le contingent Sang et Or franchira la frontière pour défier le Club Bruges. Les champions de Belgique en titre, sacrés pour la vingtième fois de leur histoire, abordent cette compétition avec des certitudes et un effectif considérablement renforcé. Dirigés par Ivan Leko, rappelé sur le banc la saison passée pour succéder à Nicky Hayen, les Belges ont notamment attiré Yann Sommer. Le portier suisse, arrivé de l’Inter Milan avec deux finales de C1 dans ses bagages, vient solidifier une arrière-garde encadrée par l’incontournable Hans Vanaken.
Habitués de la phase à élimination directe, qu’ils ont atteinte à trois reprises sur les quatre dernières saisons, les Brugeois affichent une forme étincelante. Pointant à une petite longueur du leader saint-gillois en Pro League, ils viennent d’enchaîner un troisième succès consécutif probant (3-0). Leur armada offensive tourne à plein régime, portée par un trio redoutable composé de Forbs (trois buts, deux passes décisives), Hugo Vetlesen et Antonio Tresoldi, auteurs de trois réalisations chacun.

Côme 1907, la sensation romantique et décomplexée

Enfin, le 4 novembre à 21 heures, l’affiche s’annonce aussi inédite qu’excitante avec la réception de Côme. L’histoire du club italien est digne d’un scénario hollywoodien : de retour en Serie A il y a deux ans après plus de deux décennies d’anonymat, l’écurie lombarde a arraché la première qualification en Ligue des Champions de son histoire en chipant la quatrième place à l’AC Milan au printemps dernier.
L’architecte de ce miracle se nomme Cesc Fàbregas. L’ancien métronome d’Arsenal, passé du statut d’actionnaire et joueur à celui d’entraîneur principal, a façonné une machine extrêmement tournée vers l’offensive, incarnée par le joyau Nico Paz. Si ce promu décomplexé a déjà frappé fort en Europe en balayant le RB Leipzig (4-1), il vient tout de même d’enregistrer sa première défaite en championnat face à Frosinone. Un revers frustrant pour les Lombards qui, malgré 65 % de possession, 27 tirs et des arrêts déterminants de leur nouveau gardien international français Jean Butez, se sont cassé les dents sur de redoutables contres. Une équipe joueuse, dominatrice, mais qui laisse des espaces que le RC Lens tentera d’exploiter.

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