De l’omniprésence à l’anonymat : le vertigineux déclassement du RC Lens dans les colonnes de L’Équipe

Il y a quelques mois encore, la lecture de l’équipe type du journal L’Équipe le lundi matin s’apparentait à un bulletin de santé du vestiaire artésien. La saison passée, sous la houlette d’un Pierre Sage régulièrement plébiscité, il ne se passait quasiment pas une journée de championnat sans qu’un ou plusieurs joueurs du RC Lens ne viennent s’incruster dans le onze idéal du quotidien sportif.

Le club trustait les cinq premières places de la quasi-totalité des classements individuels. Des cadres comme Robin Risser, Malang Sarr, Matthieu Udol, Adrien Thomasson, Mamadou Sangaré, Wesley Saïd, Ismaëlo Ganiou ou encore le capitaine Florian Thauvin récoltaient les étoiles avec une régularité de métronome, traduisant l’hégémonie d’un collectif sûr de sa force.

Une disparition brutale des radars

Aujourd’hui, le contraste est saisissant, pour ne pas dire dramatique. Après cinq journées de Ligue 1, le Racing a littéralement disparu des radars médiatiques et statistiques. Le bilan individuel dressé par le quotidien sportif reflète impitoyablement le marasme collectif d’une équipe qui ne pointe qu’à une petite unité de la zone de relégation  avec 4 points.
À l’heure actuelle, aucun joueur de champ lensois ne figure parmi les quinze premiers du classement général des étoiles. Seul Robin Risser, habitué à sauver les meubles, surnage péniblement en s’accrochant à la sixième place du classement des gardiens. Sur le banc, le constat est tout aussi cruel : fraîchement limogé, Dino Toppmöller a quitté l’Artois en traînant la note d’un anonyme quatorzième entraîneur de l’élite.

Le contrecoup d’un mercato sous contraintes

Si l’honnêteté intellectuelle impose de rappeler qu’il ne s’agit que d’une photographie instantanée après seulement cinq journées, et qu’il est prématuré d’enterrer la saison des Sang et Or, l’inquiétude est légitime. Ce déclassement brutal dans les évaluations individuelles pointe directement vers les choix de la direction estivale. Contraint par une volonté affichée de maîtriser les coûts et de réduire la masse salariale, le recrutement n’a manifestement pas apporté la plus-value qualitative qui faisait la force du groupe la saison dernière.
C’est dans ce climat d’anonymat technique et de doute généralisé que Yannick Cahuzac a pris les rênes de l’équipe première. Le technicien corse se retrouve face à un immense défi : redonner une âme, une cohérence et de l’éclat à un effectif qui, pour l’instant, ne fait plus rêver personne.

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