Robin Risser était prêt à tout sacrifier pour le RC Lens

Il y a des déclarations qui en disent long sur l’attachement d’un joueur à son maillot. Robin Risser vient d’en livrer une particulièrement forte : le gardien lensois a révèlé qu’il était prêt à quitter le club cet été, à contrecœur, si sa vente s’était avérée nécessaire pour équilibrer les comptes artésiens.

Une cote qui a explosé après le Mondial

Il faut dire que le portier de 21 ans n’a pas manqué de courtisans ces derniers mois. Sa convocation surprise pour la Coupe du monde 2026, couplée à des performances de très haut niveau sous le maillot lensois, a fait grimper sa valeur marchande entre 30 et 40 millions d’euros selon les estimations. Le PSG, Aston Villa et Newcastle ont tous scruté sa situation avec attention, tandis que la Juventus Turin observait également le dossier de près. De quoi transformer Risser en l’un des gardiens les plus convoités d’Europe en l’espace d’une seule saison.

Un discours clair adressé directement à la direction

Face à cette agitation, le principal intéressé n’a pas attendu que la situation lui échappe pour clarifier ses intentions auprès du club. Il raconte avoir directement abordé le sujet avec Jean-Louis Leca dès les premières sollicitations : « quand il y a eu des intérêts, on a discuté. J’avais été clair avec le club que s’il avait besoin d’argent et que c’était moi le joueur « sacrifié », je prendrais mes affaires et je partirais, peut-être à contrecœur. » Une position guidée avant tout par la confiance placée dans son entourage professionnel : « j’ai une confiance aveugle en mon agent. Avant d’être un agent, c’est une personne qui a toujours su m’aiguiller correctement. Mais il y a aussi Jean et la direction qui sont très importants pour moi. »

Sangaré vendu, Risser épargné

C’est finalement Mamadou Sangaré qui a fait les frais des besoins financiers du club, transféré à Brentford pour un montant record. Un soulagement teinté d’une pointe de nostalgie pour le gardien : « je suis content que ça n’ait pas été moi, même si je pense que tout le monde aurait aimé garder Mamad aussi. Il y a des offres, malheureusement, avec la situation du football français, qui ne peuvent pas se refuser. » Il confie avoir surtout apprécié le signal envoyé par la nouvelle direction technique en le conservant : « j’étais très content de savoir que le club s’appuyait sur moi, que le nouveau staff avait une grande confiance, ça compte pour moi. »

Une décision motivée par la Ligue des champions

Au-delà du seul aspect financier, Robin Risser explique que son choix de rester s’est imposé très rapidement dans sa tête, porté par l’envie de vivre une nouvelle étape de sa progression sous les couleurs lensoises : « ça avait été très clair dans ma tête rapidement que j’avais cette volonté de rester. En plus, il y a la Ligue des champions. C’était l’étape d’après qui comptait beaucoup pour moi. » Il évoque également un sentiment d’appartenance fort, construit depuis son arrivée en provenance de Strasbourg : « je me suis tout de suite très bien senti ici, adopté par tous. J’ai l’impression que je partage les mêmes valeurs. » Une fidélité qu’il présente presque comme une forme de dette envers le club qui l’a révélé : « je considérais que mon histoire n’était pas finie avec le RC Lens, qu’à mon échelle, j’avais aussi des choses à apporter et à rendre à ce club qui m’a fait confiance. »

Nos derniers articles :

Partagez sur vos réseaux