À 48h de la Ligue des Champions, l’hécatombe défensive du RC Lens se confirme

S’il y a un secteur qui tourne à plein régime en ce début de saison au RC Lens, c’est bien la cellule médicale. Après un week-end cauchemardesque face à Lorient (0-1) marqué par deux nouvelles sorties sur blessure, l’infirmerie de La Gaillette, à l’image de Bollaert, joue à nouveau à guichets fermés. À quelques heures de s’envoler pour défier le Slavia Prague en Ligue des Champions, Dino Toppmöller doit composer avec un effectif en lambeaux. Voici le bulletin de santé détaillé de nos Sang et Or.

Le miracle Matthieu Udol

Les images captées par les caméras de Ligue 1+ avaient glacé le sang de tout le peuple artésien samedi après-midi. Voir le médecin du club manipuler le genou droit de Matthieu Udol sur le banc de touche a fait ressurgir les pires fantômes. Et pour cause : l’ancien Messin a déjà subi quatre ruptures des ligaments croisés sur cette même articulation (2016, 2017, 2018 et 2021). Heureusement, la panique est retombée. Les examens passés dimanche ont confirmé les mots rassurants de Florian Thauvin et de son coach : les ligaments sont intacts. Le piston gauche souffre « seulement » d’une énorme béquille à la cuisse droite, consécutive à un rude duel aérien.
Si le pire a été évité, l’hématome est particulièrement volumineux. Le staff médical refuse de prendre le moindre risque avec son joueur de 30 ans, rendant sa présence sur la pelouse praguoise ce jeudi (21h) extrêmement improbable.

Titraoui au frigo jusqu’à la trêve

Pour Yacine Titraoui, en revanche, l’addition est plus salée. Stoppé net dans son élan à l’heure de jeu contre les Merlus, le milieu international algérien a immédiatement compris que son ischio-jambier droit venait de lâcher. Le verdict est sans appel : un forfait acté pour les prochaines échéances. Fuyant toute précipitation, le staff médical a d’ores et déjà planifié son retour après la prochaine trêve internationale, ciblant prudemment la réception de l’Olympique Lyonnais pour le revoir sur les terrains.

Défense en ruines : de la lumière et une étrange omerta

Au-delà des blessés du week-end, le reste de l’arrière-garde relève de la cour des miracles. Pour Maik Nawrocki, la messe est dite depuis un moment : rupture des ligaments et saison quasi terminée. Du côté de Samson Baidoo, le bout du tunnel est espéré pour le courant du mois d’octobre.
La seule véritable éclaircie de la semaine pourrait venir de Saud Abdulhamid. Le piston droit devrait enfin retrouver le chemin de l’entraînement collectif en fin de semaine.
Reste enfin l’énigme Jhoanner Chávez. Concernant le piston équatorien, c’est l’omerta la plus totale. Le club verrouille la communication à double tour, et la seule certitude qui filtre des murs de La Gaillette est son inaptitude actuelle à intégrer le groupe pro. Dino Toppmöller va devoir faire des miracles pour aligner un onze compétitif jeudi soir, sachant qu’à date, nous ne sommes toujours pas sûr de la présence dans le groupe de Jean-Clair Todibo.

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