Contrairement à l’exercice précédent où le RC Lens avait marché sur l’eau pour virer en tête à la trêve hivernale, la dynamique s’annonce cette fois totalement inversée. Les supporters sang et or vont devoir s’armer d’une solide patience et accepter une entame de championnat de transition, avant d’espérer voir leur équipe donner la pleine mesure de son potentiel. Tout indique en effet que le vrai RC Lens ne se révèlera que lors d’une phase retour qui promet d’être la plus aboutie de la saison.
Une arrière-garde décimée par la malchance
Ce retard à l’allumage programmé trouve son origine dans une incroyable scoumoune qui s’est abattue sur l’effectif artésien. Fait rarissime dans ses habitudes de management, Dino Toppmöller s’apprête à aligner face au FC Lorient une quatrième charnière différente en seulement quatre rencontres officielles. Entre les graves blessures, l’intégration complexe des arrivées tardives et la nécessité de lancer des novices, l’équilibre de l’équipe reste profondément instable. Le constat avant la réception des Merlus est d’ailleurs glaçant : sur les huit défenseurs centraux sous contrat, seuls trois sont véritablement opérationnels. Le temps des « clean sheets » sereinement validés par les automatismes du trio Gradit-Danso-Medina d’il y a deux ans, ou de la muraille Ganiou-Baidoo-Sarr l’an passé, est provisoirement révolu.
Le pari XXL de la jeunesse
Pour colmater les brèches ce samedi, le technicien allemand devrait s’en remettre exclusivement à La Gaillette. Avec Kyllian Antonio à droite, Ismaëlo Ganiou dans l’axe et Souleymane Sagnan à gauche, le RC Lens va vraisemblablement présenter une défense affichant une moyenne d’âge étourdissante de 20 ans. Une configuration totalement inédite en Ligue 1 qui garantit de la fougue, de l’insouciance et un talent brut indéniable, mais qui expose inévitablement l’équipe à des erreurs d’inexpérience dommageables au plus haut niveau.
Un printemps qui s’annonce radieux
Pour retrouver une assise défensive digne de ses ambitions européennes, le Racing va devoir attendre que l’infirmerie se vide. Si le genou de Maik Nawrocki l’écarte des terrains pour au moins les trois quarts de la saison, l’horizon se dégage pour les autres tauliers. Jonathan Gradit pourrait grappiller quelques minutes ce samedi après avoir repris le rythme avec la réserve, tandis que Nidal Celik est de nouveau totalement opérationnel. La recrue phare Jean-Clair Todibo est quant à elle attendue la semaine prochaine à Prague ou, au plus tard, lors du prochain déplacement au Mans. Enfin, le retour très espéré de Samson Baidoo est programmé pour la fin du mois d’octobre. Convaincue par ces retours échelonnés, la direction a logiquement refusé de recruter dans l’urgence. Il faudra simplement accepter de tanguer cet automne pour mieux régner au printemps.
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