À trois jours du coup d’envoi de Lens-PSG, la polémique autour de l’organisation du Trophée des champions ne faiblit pas. Sur RMC, Daniel Riolo a désigné le véritable responsable de cette pagaille : « pour moi, il n’y a qu’un seul responsable à ce bordel. C’est la LFP. »
Un feuilleton qui traîne depuis des mois
Le consultant retrace d’abord l’enchaînement calamiteux qui a mené à la situation actuelle, en commençant par le report de l’édition précédente : « l’année dernière, ils n’ont pas été foutus de l’organiser en été. Parce qu’ils ne trouvaient pas d’endroit. Parce que le PSG n’était pas dispo. » Il ironise sur le rôle de Vincent Labrune dans cette gestion, qu’il qualifie de « mascotte » du club parisien, avant de résumer le résultat de cette improvisation permanente : « en fait, c’est toujours organisé n’importe comment. » Riolo va jusqu’à questionner la pertinence même de l’événement : « mais si ça vous emmerde autant ce Trophée des Champions, mais on n’a qu’à arrêter de le faire ! »
Des pistes africaines abandonnées, puis un tirage au sort surréaliste
Le journaliste détaille ensuite les options qui avaient été mises sur la table avant d’aboutir à la solution actuelle : trois propositions, dont deux à l’étranger. « Il y avait trois propositions. C’était Abidjan, Congo-Brazzaville, et jouer en France. » Selon lui, les deux destinations africaines offraient pourtant un vrai argument financier, vite balayé : « les deux destinations africaines proposaient mine de rien un million dans la poche des deux clubs. Finalement, les deux clubs ont dit qu’un million, on s’en foutait un peu. » Reste alors la France, et une méthode de désignation qui laisse Riolo sans voix : « on joue en France. Et comme on le fait entre PSG et Lens, on va faire un tirage au sort. Vous vous rendez compte ou pas ? » Il rappelle au passage qu’une option de terrain neutre existait pourtant, jamais sérieusement envisagée : « moi, Monaco, ça me semblait un terrain un peu neutre. La solution n’a même pas été évoquée. »
Une billetterie qui alimente la colère parisienne
Sur la question spécifique du boycott annoncé par une partie du public parisien, Daniel Riolo se montre étonnamment compréhensif, tout en pointant une nouvelle fois la responsabilité de la Ligue : « je comprends parfaitement la colère des supporters parisiens. C’est une finale de coupe. Normalement, il devrait y avoir autant de supporters de Lens que du PSG. » Il explique que la configuration retenue à Bollaert, calquée sur celle d’un match de Coupe d’Europe, a directement limité le nombre de places offertes aux visiteurs : « finalement, on a accepté 1911 places pour les parisiens. »
Un constat sans appel sur l’absence de cadre
Daniel Riolo conclut son intervention par un jugement particulièrement sévère sur le fonctionnement de l’instance dirigeante du football français, incapable selon lui d’imposer la moindre règle claire pour un événement censé valoriser le championnat : « mais il n’y a aucun règlement sur l’organisation de ce Trophée des Champions. » Une absence de cadre qu’il juge révélatrice d’un problème bien plus profond : « ce qui m’effraie dans cette histoire-là, c’est que finalement, la LFP n’existe pas. »
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