Une semaine après avoir soulevé la Como Cup au terme d’un parcours convaincant, ponctué d’une victoire probante sur Crystal Palace (3-0) et d’un succès en finale face à Villarreal (3-1), le RC Lens a livré un tout autre visage pour son retour à Bollaert face à Sunderland (0-2). Peu agressifs, subissant le plus souvent le jeu, les Sang et Or ont encaissé deux buts sur deux erreurs individuelles, sans jamais se procurer la moindre occasion franche. Un naufrage collectif qui, avec un peu de recul, soulève une question presque trop belle pour être vraie.
Une composition qui interroge
Comment expliquer, sinon, l’absence totale de Rayan Fofana, Michal Skoras et Mezian Mesloub, pourtant les meilleurs entrants du club lors de la finale face à Villarreal quelques jours plus tôt ? Comment justifier la disparition presque complète du pressing, arme pourtant identifiée comme l’une des forces de cette équipe depuis le début de la préparation ? Et comment interpréter l’absence de Ganiou, laissé au repos pour une soit disante gêne physique jugée mineure, à quelques jours seulement d’un rendez-vous aussi important que le Trophée des champions ?
Une théorie qui prête à sourire, mais qui titille
Tout ceci n’aurait-il pas un objectif bien précis : donner l’impression à Luis Enrique et au staff parisien que Lens représente une proie facile, histoire d’inciter le PSG à aligner sereinement ses cadres dès mercredi pour la Supercoupe d’Europe face à Aston Villa, plutôt que de les préserver en vue du choc à Bollaert ? Le contexte s’y prête en tout cas : privé de Robin Risser, simplement présent en tribunes après sa reprise du matin à la Gaillette, d’un Samson Baidoo toujours blessé, et alignant une défense résolument jeune et expérimentale avec Kyllian Antonio, Maik Nawrocki et Souleymane Sagnan, Dino Toppmöller a effectivement présenté une équipe qui n’est peut être pas celle qui sera alignée face au PSG.
Une hypothèse fumeuse, mais difficile à totalement écarter
Une théorie qui relève sans doute davantage du fantasme de supporter que d’une réalité tactique assumée, tant la médiocrité du spectacle offert samedi ressemblait avant tout à un simple passage à vide de fin de préparation. Mais au vu de la faiblesse du contenu proposé, difficile de totalement chasser cette idée de la tête avant d’affronter les Parisiens dimanche prochain.
Une certitude, en tout cas : stratégie ou simple coup de mou, si Lens présente dimanche le même visage que celui affiché face à Sunderland, la correction pourrait être sévère face à un PSG qui, lui, aura tout intérêt à ne rien laisser au hasard pour ce premier trophée national de la saison.
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