RC Lens : Will Still révèle l’envers du décor qui l’a usé

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Un an après avoir claqué la porte de Bollaert-Delelis, Will Still n’a plus rien à perdre. Dans un entretien fleuve accordé à L’Équipe, l’entraîneur d’Auxerre a enfin mis des mots sur ce qui l’a le plus usé pendant sa saison lensoise : pas les résultats, pas le terrible mercato de janvier, mais l’ambiance délétère qui régnait dans les bureaux de la direction.

« La politique », son pire ennemi dans le foot

Interrogé sur ce qui le dérange le plus dans son métier, Will Still ne tourne pas autour du pot : « La politique », tranche-t-il d’emblée. Il vise, sans le nommer frontalement, le trio Dréossi-Lopez-Leca qui pilotait alors le sportif lensois : « À Lens, il y avait une nouvelle direction », rembobine-t-il, avant de lâcher le cœur du problème : « il fallait faire attention à ce que tu disais à l’un pour ne pas vexer l’autre. » Une ambiance de courants contraires qu’il relativise aussitôt d’un « c’est comme ça dans plein de clubs », histoire de ne pas passer pour le seul à se plaindre.

Le « non-alignement » officiel vu de l’intérieur

Ce constat éclaire d’un jour nouveau la mécanique décrite par le club au moment du grand chambardement de mai 2025, quand Pierre Dréossi et Diego Lopez avaient quitté le navire dans la foulée de Still, officiellement pour « non-alignement sur la stratégie sportive ». Le communiqué évoquait une divergence de vision. Still, lui, parle d’un climat où chacun devait ménager les egos en interne, un fonctionnement à trois têtes qui rendait la communication elle-même piégeuse.

À Auxerre, l’exigence d’une « transparence totale »

La leçon, il l’a visiblement retenue en posant ses valises à l’Abbé-Deschamps. Sa demande à son nouvel environnement de travail est limpide : « Je veux une transparence totale, sinon on perd son temps. » Un message qui sonne comme une revanche à peine voilée sur une saison lensoise qu’il n’aura jamais totalement digérée.

« Un choix par défaut » ? Still remet les pendules à l’heure

Still en profite aussi pour évacuer les procès en manque d’ambition qu’on lui a faits à son arrivée en Bourgogne, un club moins huppé que ses précédents postes : « À la radio, ils ont dit :  »Il doit refaire ses preuves. Auxerre c’est un choix par défaut. » » Faux, insiste-t-il, rappelant qu’il avait « eu des opportunités durant la saison, comme le Paris FC et Nantes » avant de choisir l’AJA à l’instinct.

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