Il y a des défaites qui laissent des regrets, et celle-ci en distille plus d’un. Menée 4-0 à la pause, l’équipe de France a fini par sombrer 6-4 face à l’Angleterre dans une petite finale complètement folle, terminant quatrième de ce Mondial 2026. Et si le scénario du match nourrit à lui seul tous les débats, un nom continue de tourner en boucle du côté de l’Artois : celui de Robin Risser, resté sur le banc jusqu’au bout.
Une première période catastrophique, une remontée irréelle
Tout avait pourtant très mal commencé. Declan Rice profitait d’une perte de balle de Désiré Doué pour ouvrir le score dès la 3e minute, avant que la défense française ne prenne l’eau sur un corner mal négocié puis sur un festival collectif anglais conclu par Bukayo Saka. Saka pensait même avoir plié l’affaire juste avant la pause. Mais au retour des vestiaires, Deschamps bousculait son onze avec quatre changements d’un coup, et les Bleus répondaient présent : Mbappé montrait la voie, Barcola réduisait encore l’écart, avant que le capitaine ne s’offre un doublé. La remontée s’arrêtait finalement sur un penalty concédé par Malo Gusto, avant que Dembélé et Bellingham n’ajoutent encore deux buts dans les arrêts de jeu, dans un scénario totalement débridé.
Un Maignan pas à la hauteur de l’enjeu
Reste que ce naufrage collectif porte aussi la marque d’un gardien qui n’a, une nouvelle fois, pas répondu présent. Difficile de blâmer Mike Maignan sur les trois premiers buts, même si son immobilisme sur l’ouverture du score interroge. Mais sur le quatrième et le sixième but anglais, le portier parisien, souvent esseulé, aurait clairement pu faire mieux. Noté 3/10 par L’Équipe, il rejoint ainsi la liste de ceux qui ont déçu, aussi bien en demi-finale contre l’Espagne que lors de cette petite finale à oublier.
La question qui s’impose : pourquoi pas Risser ?
Difficile, dans ce contexte, de ne pas repenser au choix initial de Didier Deschamps. Pour un match sans réel enjeu sportif, où presque toutes les autres lignes avaient été chamboulées, offrir sa chance à Robin Risser aurait eu du sens, au moins pour lui donner le pied à l’étrier en sélection. Et au vu des parades exceptionnelles qu’il a multipliées tout au long de sa saison de championnat, on est en droit de se demander si certains ballons anglais, logés au fond des filets hier soir, n’auraient pas fini autrement dans les gants du gardien lensois.
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