C’est un contraste saisissant qui fait mal au cœur de tout le peuple Sang et Or. Pendant que l’équipe masculine de Pierre Sage a célébré une place de dauphin en Ligue 1 et un sacre historique en Coupe de France, la section féminine du RC Lens traverse une crise profonde à l’abri des regards. Rétrogradées sportivement après un exercice totalement manqué, les Artésiennes voient leur projet vaciller.
Le mirage d’un repêchage de dernière minute
Le salut des lensois pourrait finalement venir des coulisses administratives plutôt que du terrain. Fin juin, la DNCG doit trancher le sort financier de Dijon. En cas d’exclusion des Bourguignonnes, le Racing serait miraculeusement repêché en Première Ligue. Si ce sauvetage sur tapis vert permettrait de sauver les apparences et de maintenir les ambitions du club, il ne masquerait pas les immenses fractures nées à La Gaillette ces derniers mois. En attendant ce verdict, le recrutement est totalement gelé.
Le divorce est consommé avec Sarah M’Barek
Au cœur de la tempête, l’avenir du staff technique est déjà scellé. Entre la coach Sarah M’Barek, aux commandes depuis 2020, et la direction, la rupture semble totale. Les velléités de départ affichées par la technicienne devant son vestiaire en mars dernier ont brisé la confiance du board. Même si son contrat court jusqu’en 2027, les chances de la revoir sur le banc sont infimes. La directrice sportive, Laurie Dacquigny, s’active en coulisses pour lui trouver un successeur, alors que l’entraîneur des gardiennes, Christophe Gardié, a déjà plié bagage pour Arras.
Un exode massif et seulement trois joueuses sous contrat
Cette instabilité généralisée a provoqué un véritable sauve-qui-peut au sein de l’effectif. C’est un exode massif qui frappe l’équipe. La gardienne américaine Maddy Anderson et la gauchère Laurine Pinot ont officiellement annoncé leurs départs. L’attaquante vedette Aude Gbedjissi, élue joueuse de la saison, s’apprête elle aussi à quitter l’Artois, très courtisée en France comme à l’étranger. À l’heure actuelle, seules trois joueuses sont encore sous contrat. Qu’elle évolue en Première ou en Seconde Ligue, l’équipe va devoir être reconstruite à l’aveugle. L’été s’annonce brûlant pour ce secteur du mercato, bien loin des scènes de liesse de Bollaert pour l’équipe masculine.
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