Pierre Sage a tranché : le temps des cadeaux est terminé. Et s’il y en a un qui a parfaitement reçu le message, c’est Allan Saint-Maximin.
Vendredi soir à Brest, son entrée a agi comme un défibrillateur sur un collectif artésien en état de mort clinique. But, percussions incessantes et déséquilibre permanent : l’ailier a rappelé qu’il possédait ce profil unique, capable de briser n’importe quel verrou seul.
Pour le sprint final, le débat semble clos. Face à la nonchalance inquiétante d’un Wesley Saïd qui a déjà la tête ailleurs depuis l’annonce de son départ, Saint-Maximin doit redevenir le moteur du onze de départ. Sa capacité à électriser une rencontre est aujourd’hui une arme vitale que Lens ne peut plus se payer le luxe de laisser sur le banc.
Mais derrière l’urgence sportive se cache un dossier brûlant pour l’été. Arrivé cet hiver en acceptant un effort financier pour se relancer, Saint-Maximin sera libre de tout engagement dans un mois.
Si sa cote a explosé, ses prétentions salariales risquent d’être le principal obstacle à une prolongation. Le RC Lens, échaudé par les excès du passé, joue sa prudence budgétaire contre son ambition sportive.
La clé du dossier ? Une qualification directe en Ligue des Champions, qui offrirait la manne financière nécessaire pour transformer l’essai. Mais Joseph Oughourlian acceptera t-il de déroger à ses principes ?
Le feuilleton Allan Saint-Maximin ne fait que commencer, et son issue dira tout des ambitions futures du Racing.
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