Mercato : Florian Sotoca, la fin d’une belle histoire à Lens ?

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Il aura tout donné, tout connu, tout vécu avec le maillot Sang et Or. Mais à 34 ans, Florian Sotoca semble désormais arrivé à la croisée des chemins.

L’attaquant, symbole du RC Lens conquérant de la période Franck Haise, a vécu une saison 2024-2025 aussi discrète que frustrante : un but, deux passes décisives, et surtout un rôle devenu secondaire dans un collectif qui a appris à jouer sans lui.
L’arrivée de Pierre Sage a rebattu les cartes. Nouveau style, nouvelles têtes, nouvelles priorités. Et Sotoca, malgré son statut de cadre et son brassard temporaire après le départ de Brice Samba à Rennes, a glissé petit à petit dans l’ombre.
En sept journées cette saison, il n’a foulé la pelouse que quatre fois, pour 26 petites minutes de jeu. Autant dire que dans la hiérarchie offensive, le vétéran lensois n’a plus voix au chapitre.

Son contrat court jusqu’en 2026, mais tout laisse penser qu’il ne l’honorera pas jusqu’au bout. Avec un salaire d’environ 110 000 € par mois, jugé élevé pour un joueur qui ne joue plus, le club ne s’opposerait pas à un départ dès le mercato d’hiver.
Un temps, une reconversion au club avait été évoquée, logique pour un joueur respecté, pilier du vestiaire, exemplaire sur et en dehors du terrain. Mais Sotoca, fidèle à lui-même, n’a pas voulu s’accrocher à un rôle de figurant.
Il espérait encore un dernier défi au haut niveau, une dernière aventure à la hauteur de sa carrière. L’offre n’est pas venue. Pas en Ligue 1, en tout cas.

Mais voilà qu’un murmure se fait entendre dans le Sud : Montpellier, relégué en Ligue 2, songerait à lui. Un club que Sotoca connaît bien : c’est là, en 2015, qu’il avait signé son premier contrat professionnel. Deux matchs à peine, dans une équipe en crise, avant de repartir au combat en National 2 à Grenoble. La suite, on la connaît : le but historique du retour en Ligue 1 avec Lens, et ces trois saisons magnifiques où il fut l’un des visages du Racing conquérant.
Aujourd’hui, Florian Sotoca est devenu le grand frère du vestiaire. Respecté, écouté, parfois utile pour calmer les ardeurs en fin de match, mais plus vraiment décisif. Il n’a plus la même vivacité, ni la même place dans un effectif rajeuni et réorganisé.
Ce qu’il lui reste, en revanche, c’est une intelligence de jeu rare et une humanité précieuse. Et si la Ligue 1 ne lui tend plus les bras, un retour dans le Sud aurait tout de sens. Sa famille vit à Narbonne, le MHSC cherche de l’expérience et du leadership pour redresser la barre… Sur le papier, le puzzle s’assemble.

Florian Sotoca a incarné l’âme du RC Lens : le travail, la loyauté, l’humilité. Mais comme souvent dans le football, le temps finit toujours par gagner. Reste à savoir où il écrira son dernier chapitre : dans la peau d’un joueur d’appoint à Lens, ou comme guide d’un projet plus humain ailleurs.
Et si c’était à Montpellier, là où tout avait commencé, que l’histoire devait boucler la boucle ?

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