« Une véritable dinguerie » : Bollaert a chaviré dans la folie pure face à Toulouse.

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Ce n’était pas un match, c’était un séisme. Hier soir, le stade Bollaert-Delelis a cessé d’être une enceinte sportive pour devenir le théâtre d’une « dinguerie » collective que l’on ne vit qu’une fois par génération. Vingt-huit ans que l’Artois rongeait son frein en Coupe de France ; vingt-huit ans de frustration évacués dans une déferlante Sang et Or que rien, ni personne, ne pouvait contenir.

Un douzième homme en mode « Centrale Électrique »

Sur la pelouse, le suspense a duré exactement quinze minutes. Le temps pour les hommes de Pierre Sage de régler le moteur. Après ce léger retard à l’allumage, la machine s’est emballée et Toulouse a tout simplement cessé d’exister. Mais le vrai show était partout ailleurs. Dans les tribunes, la fusion était telle que Lens ne jouait pas à onze, mais à 38 000.
Le tifo monumental en Marek et Xercès annonçait déjà la couleur : « Offrez-nous cette finale pour nos mineurs ». Le message a été reçu cinq sur cinq. Portés par un Florian Thauvin en état de grâce, les Lensois ont transformé la demi-finale en un récital (4-1), laissant Pierre Sage gérer ses troupes comme un chef d’orchestre sûr de sa partition.

« Lâchez les fauves » : La pelouse submergée

Le moment où tout a basculé ? Le coup de sifflet final. Avant même que l’arbitre n’ait le temps de ranger son sifflet, une vague humaine a déferlé sur le pré. Un envahissement de terrain massif, incontrôlable, magnifique. Alors oui, le speaker Sylvano et les stewards ont tenté de ramener ce beau monde à la raison, mais comment freiner un peuple qui attend ce moment depuis 1998 ?
Les joueurs, pris dans un bain de foule indescriptible, ont savouré chaque seconde de cette douce euphorie. On a vu des larmes, des sourires incrédules et une communion que seule la Coupe de France sait offrir. Une soirée parfaite, celle de la passion qui déborde.

Direction le Graal

Pour la quatrième fois de son histoire, le Racing Club de Lens s’en va défier Paris. Le vendredi 22 mai, le Stade de France sera une annexe du Pas-de-Calais. Que ce soit Strasbourg ou Nice en face, le peuple lensois est désormais uni derrière un seul objectif : ramener enfin ce trophée mythique dans l’Artois et honorer la mémoire des anciens mineurs.
Merci les gars. Le Graal n’est plus un rêve, c’est le prochain arrêt.



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