Strasbourg – Lens : Gary O’Neil admiratif au sujet de Mamadou Sangaré

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Après la démonstration contre l’Olympique Lyonnais (3-1), l’entraîneur strasbourgeois Gary O’Neil espérait confirmer face au RC Lens. Il a surtout vu son équipe passer une longue soirée sous pression. Les chiffres sont implacables : 25 tirs concédés, dont 18 dans la surface. À la Meinau, seul le PSG avait fait pire subir aux Alsaciens depuis près de vingt ans.

Sur les réseaux, le débat enfle autour de ses choix. O’Neil avait évoqué un possible turnover avant le quart de finale de Coupe de France, mais a finalement maintenu l’essentiel de son onze. L’absence de Ben Chilwell, forfait de dernière minute, n’a pas été compensée par un remplacement poste pour poste. Abdoul Ouattara, pourtant convaincant récemment, n’a pas été reconduit dans le même rôle. Résultat : un rééquilibrage défensif improvisé, Guéla Doué déplacé, des repères brouillés et un couloir droit en difficulté. Diego Moreira, privé de ses automatismes, a lui aussi traversé le match sans impact.
« Le scénario a dicté nos ajustements », s’est justifié le technicien anglais, estimant que l’intensité lensoise rendait tout changement risqué.

Mais la rencontre s’est surtout jouée au milieu. Mamadou Sangaré a rayonné, dictant le tempo, coupant les circuits adverses et s’offrant un but splendide. O’Neil n’a pas cherché d’excuses : il reconnaît que son équipe n’a pas su contenir le milieu lensois, trop libre dans ses prises de balle. « Son influence a été trop grande », a-t-il admis, ajoutant « Son but est magnifique, peu de joueurs peuvent marquer de cet endroit lorsque Mike Penders est sur sa ligne. »

Strasbourg s’en sort avec un point, mais les interrogations demeurent. Face à un Lens dominateur, les choix du banc et la maîtrise du cœur du jeu ont clairement fait la différence.

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