Seko Fofana s’éclipse, Bollaert s’économise un hommage mitigé

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Le Stade Rennais, version brocante Sang et Or, débarque samedi à Bollaert‑Delelis avec tout ce que le RC Lens a laissé derrière lui : Brice Samba dans les cages, Przemysław Frankowski sur le flanc, et Arnaud Pouille à la manœuvre.

Une sorte de Lens vintage, reconditionné pour la Bretagne. Mais que les supporters artésiens ne s’emballent pas trop : la pièce maîtresse de ce puzzle incomplet, Seko Fofana, ne sera pas de la partie.
Recruté en grande pompe par Rennes en janvier 2025, l’ancien capitaine lensois a eu le temps de constater qu’on ne revient pas impunément d’un exil doré en Arabie saoudite. Dix-huit mois d’indolence dans un championnat sans pressing l’ont laissé hors tempo, loin du joueur incandescent qui illuminait encore Bollaert deux saisons plus tôt. Incapable de remettre le pied à l’étrier en Ligue 1, Fofana s’est retrouvé poussé vers la sortie par Habib Beye, à peine le temps de faire ses valises.

Direction le FC Porto, prêté pour six mois, avec le numéro 42 dans le dos. Un choix qui sonne autant comme un exil que comme une tentative de résurrection continentale, dans un championnat qui ne lui fera, cette fois, aucun cadeau.
Et donc, samedi, pas de retrouvailles à Bollaert. Pas de standing ovation. Pas de sifflets non plus, à croire que même les fantômes préfèrent l’oubli à l’ironie du sort. Dommage, une petite ovation ironique du kop lensois aurait sans doute égayé la soirée.

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