Samedi soir, au Roazhon Park, Jonathan Gradit n’aura eu besoin que de 50 secondes pour plier bagage. Sur son tout premier ballon, le défenseur lensois coupe la course de Seko Fofana, qui joue bien le coup en commençant à tomber avant même le contact. Résultat : carton rouge immédiat, logique, puisque Gradit était le dernier défenseur.
Pas de contestation de la part du Lensois, lucide sur son geste : il savait qu’il allait être expulsé. Ce qui interroge toutefois, c’est ce choix précipité de stopper Fofana dans l’axe. De la part d’un joueur aussi expérimenté, on pouvait espérer une autre lecture de la situation. Un repli rapide, une tentative de gêner Fofana sans faute avant son face à face avec Risser… Bref, tout sauf ce geste aussi risqué qu’inutile.
Et pourtant… ce coup du sort a peut-être réveillé quelque chose. Réduits à dix dès l’entame, les hommes de Pierre Sage ont livré une performance collective d’une intensité rare, animés par un esprit de sacrifice et une organisation quasi irréprochable. À se demander si cette infériorité numérique n’a pas été le déclic de cette masterclass.
Car au fond, qui peut affirmer qu’à onze contre onze, le RC Lens aurait livré la même copie ? Impossible à dire. Mais une chose est sûre : en se sacrifiant (involontairement ou non), Jonathan Gradit a peut-être ouvert la voie à un récital collectif que toute la France du foot commente depuis. Comme un symbole de ce que représente ce club : solidaire, engagé, imprévisible… et toujours debout.
Effet collatéral désagréable, la perceuse ne percera pas à Auxerre samedi …
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